Mourane

Isaac est le fils de Sarah, non pas le fils d'Abraham

isaac-fils-sara

Le monothéisme est fondé sur la foi en un Dieu unique donné pour le même Dieu. La similitude entre Yahvé et Allah aurait dû s'inscrire dans la continuité d’un seul culte alors que nous relevons des divergences conflictuelles. Nous pensons que l’interprétation du message divin ne tient pas à la différence entre Yahvé et Allah, mais qu’elle est le fait de l’homme.
L’enseignement chrétien observe une distance dogmatique substantielle avec le Judaïsme et l’Islam. La Trinité, à elle seule, rend le parallèle mal aisé. Nous serons amenés à distinguer son concept à part, dans chacun des thèmes abordés.
Pour beaucoup de Chrétiens, Mahomet est un baptisé dissident, pour la plupart des Juifs, le Christ est un rabbin dissident ; d’après nous, Moïse serait un officiant d’Elohim.
Nombre d’historiens partagent l’avis d’Abou Moussa al Hariri que « L’Islam est une faction chrétienne » ; les Juifs considèrent le Christianisme comme un schisme judaïque. Quant à nous, nous estimons que le Judaïsme est une obédience phénicienne. Mais bien que les prophètes phéniciens aient l’antériorité, ils ne sont pas passés à la postérité.
Que tout se déroule dans la paix ! ce n’est pas toujours le cas hélas ; à notre grand regret.

Tu ne tueras point.
Au nom de Dieu, tu tueras.

Des mœurs

Dans les temps anciens, il n’était pas rare que les nomades offrent une compagne à leurs hôtes en signe d’hospitalité. La polygamie résorbait le surnombre de femmes de la tribu et assurait une descendance en dépit de la stérilité fréquente. L'immolation d’enfants concernait en majorité les filles et contribuait à l'équilibre démographique. A l’époque, les mœurs comprenaient moins de tabous que de nos jours et les fêtes païennes finissaient souvent en orgies.
Dans la Torah, Moïse établit les règles et fixa les tarifs pour toutes exactions du genre. Si la fréquentation des femmes célibataires était compensée par 50 à 100 sicles selon leur état de virginité, l'adultère était passible de la peine de mort par lapidation. Justement, notre intérêt se porte, en amont de la loi, sur les mœurs de la famille d'Abraham.

D’ ABRAHAM

Le monothéisme répond à des critères de sélection post-diluvienne, très réducteurs. Le choix est concentré sur la descendance d’Abraham dont l’héritage est scindé entre Isaac et Ismaël.


Bible Segond : « Toutefois la Genèse donne une chronologie intérieure et personnelle de la vie d’Abraham.
Abraham est appelé par Dieu à Harân à 75 ans (12.4) ; Abraham avait 86 ans à la naissance d’Ismaël (16.16) ; Abraham est âgé de 99 ans au moment de l’alliance de la circoncision, et lors de la conception d’Isaac (17.1) ; Abraham a 100 ans à la naissance d’Isaac (21.5) et Sara avait environ 90 ans ; Sara est morte à 127 ans (23.1)… ensuite Abraham épouse Qetoura. (Ge. 25). A 175 ans, Abraham meurt et il est enseveli dans la caverne de Makpéla. »

L'inceste faisait partie des us et coutumes de plusieurs civilisations de l'époque. Le plus célèbre est celui d'Isis et d’Osiris. Notre intérêt se porte particulièrement sur celui d'Abraham et Sara, personnages qui font partie de la dogmatique.

Ge 20 / 12 De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.

La Bible présente d'emblée leur relation comme un fait établi, probablement depuis leur bas âge malgré les dix années de différence. La stérilité de la sœur est le seul élément souligné dans le texte, sans mention de leur mariage, alors que ceux d'Isaac et de Jacob sont largement commentés.

De SARA sœur et épouse d’ABRAHAM

Ge 12 / 10 Il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Egypte pour y séjourner, car la famine était grande dans le pays.

Les riches ne souffrent pas de la faim en premier, mais les gens de condition modeste. La Bible ne décrit pas une migration de masse à cette occasion.

Ge 12 / 11 Comme il était près d’entrer en Egypte, il dit à Saraï, sa femme : Voici, je sais que tu es une femme belle de figure.
12 Quand les Egyptiens te verront, ils diront : C’est sa femme ! Et ils me tueront, et te laisseront la vie.
13 Dis, je te prie, que tu es ma sœur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et que mon âme vive grâce à toi.

Avec beaucoup de tact, Abraham présenta à Sara tout l'enjeu de sa beauté dont il va se servir pour se faire bien voir en Égypte, avant que personne ne l'eût repérée. Il ne craignait pas l'enlèvement d'une autre femme de sa suite et ne prévint personne de ce risque.

14 Lorsque Abram fut arrivé en Egypte, les Egyptiens virent que la femme était fort belle.
15 Les grands de Pharaon la virent aussi et la vantèrent à Pharaon ; et la femme fut emmenée dans la maison de Pharaon.

Bien préparée, Sara fut réquisitionnée sans résistance pour le gynécée de Pharaon.

16 Il traita bien Abram à cause d’elle ; et Abram reçut des brebis, des bœufs, des ânes, des serviteurs et des servantes, des ânesses, et des chameaux.

Abraham, frère et époux, acquiesce à la situation et reçoit de bon cœur les présents de Pharaon. La tribu ne chercha pas à la délivrer et nul ne protesta non plus alors qu’on tuait pour le vol d’une bête.

17 Mais l’Eternel frappa de grandes plaies Pharaon et sa maison, au sujet de Saraï, femme d’Abram.
18 Alors Pharaon appela Abram, et dit : Qu’est–ce que tu m’as fait ? Pourquoi ne m’as–tu pas déclaré que c’est ta femme ?
19 Pourquoi as–tu dit : C’est ma sœur ? Aussi l’ai–je prise pour ma femme. Maintenant, voici ta femme, prends–la, et va–t–en !
20 Et Pharaon donna ordre à ses gens de le renvoyer, lui et sa femme, avec tout ce qui lui appartenait.

L'adultère étant formellement interdit, même à Pharaon, Sara est renvoyée et des reproches sont formulés à Abraham en toute sévérité, mais sans violence. L'estimation du séjour égyptien varie entre 3 et 5 ans. La relation a été bien consommée, sinon la malédiction et les dons n’étaient pas justifiés. La Bible ne s’épanche pas sur le sujet.

Ge 13 / 1 Abram remonta d’Egypte vers le midi, lui, sa femme, et tout ce qui lui appartenait, et Lot avec lui.
2 Abram était très riche en troupeaux, en argent et en or.

Sara est le don du ciel qui a rendu Abraham très riche. A-t-il profité d'une situation minutieusement préparée ? On peut l'attribuer à un accident de parcours sauf qu’on est retenu par un autre épisode du même style.

GE 20 / 2 Abraham disait de Sara, sa femme : C’est ma sœur. Abimélec, roi de Guérar, fit enlever Sara.
3 Alors Dieu apparut en songe à Abimélec pendant la nuit, et lui dit : Voici, tu vas mourir à cause de la femme que tu as enlevée, car elle a un mari.
4 Abimélec, qui ne s’était point approché d’elle, répondit : Seigneur, ferais–tu périr même une nation juste ?
5 Ne m’a–t–il pas dit : C’est ma sœur ? et elle–même n’a–t–elle pas dit : C’est mon frère ? J’ai agi avec un cœur pur et avec des mains innocentes.

Donc, le mensonge d'Abraham a induit le roi en erreur ; le roi ne semble pas avoir commis de péché.

GE 20 / 9 Abimélec appela aussi Abraham, et lui dit : Qu’est–ce que tu nous as fait ? Et en quoi t’ai–je offensé, que tu aies fait venir sur moi et sur mon royaume un si grand péché ? Tu as commis à mon égard des actes qui ne doivent pas se commettre.
10 Et Abimélec dit à Abraham : Quelle intention avais–tu pour agir de la sorte ?
11 Abraham répondit : Je me disais qu’il n’y avait sans doute aucune crainte de Dieu dans ce pays, et que l’on me tuerait à cause de ma femme.
12 De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.

Sans violence, le roi lui fit les mêmes reproches que Pharaon, l'interrogea sur ses desseins et obtint la même excuse. Est-ce le fruit du hasard ? Y a-t-il eu d'autres épisodes de cet ordre ?

GE 20 / 14 Abimélec prit des brebis et des bœufs, des serviteurs et des servantes, et les donna à Abraham ; et il lui rendit Sara, sa femme.
15 Abimélec dit : Voici, mon pays est devant toi ; demeure où il te plaira.
16 Et il dit à Sara : Voici, je donne à ton frère mille pièces d’argent ; cela te sera un voile sur les yeux pour tous ceux qui sont avec toi, et auprès de tous tu seras justifiée.
17 Abraham pria Dieu, et Dieu guérit Abimélec, sa femme et ses servantes ; et elles purent enfanter.
18 Car l’Eternel avait frappé de stérilité toute la maison d’Abimélec, à cause de Sara, femme d’Abraham.

Fin du chapitre 20 de la Genèse.
L’enchaînement est sidérant avec le début du chapitre 21 de la Genèse :

Ge 21 / 1 L’Eternel se souvint de ce qu’il avait dit à Sara, et l’Eternel accomplit pour Sara ce qu’il avait promis.
2 Sara devint enceinte, et elle enfanta un fils à Abraham dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé.

Sara sort donc enceinte de cette épreuve, à l'étonnement général. La Bible nous fournit l'explication par l’enchaînement immédiat et sans transition. Réputée stérile, elle ne courait théoriquement aucun risque. Vœu exaucé, Dieu soit loué !
Pour la deuxième fois, le charme de Sara sera largement récompensé et Abraham s’en trouva plus riche que jamais. Il ciblait les grandes fortunes et les hauts personnages ; pas moins qu’un roitelet. La Bible tient à préciser, contre toute logique, que la relation n'a pas été consommée. Mais alors, comment justifier la sanction qui a frappé la maison royale et tous les cadeaux compensatoires ? ( A suivre…)

Un possible problème de consanguinité n'a pas permis à Abraham d'avoir des enfants avec sa sœur. Il en a pourtant eu avec d’autres, la polygamie pouvait lui assurer une descendance bien plus tôt. À la mort de Sara, Abraham avait 137 ans ; il se remaria une dernière fois et eut six enfants.

Ge 25 / 1 Abraham prit encore une femme, nommée Ketura.
2 Elle lui enfanta Zimran, Jokschan, Medan, Madian, Jischbak et Schuach.

Les liens parentaux des couples les privent souvent de progéniture. Or, l'emploi du mot « stérilité » dans différentes situations nous laisse dubitatif. Ainsi, dans les malédictions des maisons royales, la stérilité ne dure qu’un jour et guérit le lendemain ; le laps de temps ne permet pas le recul nécessaire pour en juger. Il pourrait s'agir d'une simple infection transmissible dont on se remet assez rapidement.

De REBECCA femme d’ISAAC

Bible Segond : « Si on accepte la chronologie dite longue, Abraham est entré en Canaan vers 2100 ou encore 1900 av. J.-C.. Evidemment la chronologie dite courte donne une autre date pour son entrée en Canaan: vers 1750. »
Abraham personnage mythique ? Ceux qui admettent son existence ont du mal avec la datation, la fourchette couvre bien quatre siècles. L'estimation de l’âge d'Isaac au moment du sacrifice varie entre 7 et 25 ans pour Flavius Josèphe. Sara, ayant fréquenté au moins deux harems, laisse entrevoir deux éventualités quant à la paternité d'Isaac : fils de Pharaon ou fils du roi des Philistins.

Ge 25 / 21 Isaac implora l’Eternel pour sa femme, car elle était stérile, et l’Eternel l’exauça : Rébecca, sa femme, devint enceinte.
Ge 26 / 1 Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui eut lieu du temps d’Abraham ; et Isaac alla vers Abimélec, roi des Philistins, à Guérar.

La famine déclenche la soif du profit illicite. Isaac suit l'exemple d’Abraham.

Ge 26 / 7 Lorsque les gens du lieu faisaient des questions sur sa femme, il disait : C’est ma sœur ; car il craignait, en disant ma femme, que les gens du lieu ne le tuassent, parce que Rébecca était belle de figure.
8 Comme son séjour se prolongeait, il arriva qu’Abimélec, roi des Philistins, regardant par la fenêtre, vit Isaac qui plaisantait avec Rébecca, sa femme.

Moins habile que l’oncle Abraham, en se laissant surprendre en train d'embrasser sa femme, Isaac échoue à l'épreuve. L’expérience d’Abimélec déjoua la duperie. Soixante ans plus tôt, son aventure avec Sara lui avait coûté cher. Comme il n'avait pas consommé, cette fois-ci point de cadeaux. Isaac repartira les mains vides.

Ge 26 / 9 Abimélec fit appeler Isaac, et dit : Certainement, c’est ta femme. Comment as–tu pu dire : C’est ma sœur ? Isaac lui répondit : J’ai parlé ainsi, de peur de mourir à cause d’elle.
10 Et Abimélec dit : Qu’est–ce que tu nous as fait ? Peu s’en est fallu que quelqu’un du peuple n’ait couché avec ta femme, et tu nous aurais rendus coupables.

Point de vue

La docilité de Sara fut exemplaire. Le meurtre d'un homme pour le spolier de son épouse, le roi David en est l'auteur, son brigadier, Uri, la victime.
Le cuissage favorisait le bon voisinage et le bon cousinage. On n'était pas encore à l'ère de l'amour platonique et nombre de sociétés ne dédaignaient pas les plaisirs du corps. Les fêtes de l'archange Paon, chez les yézidites, finissent dans l'orgasme collectif jusqu'à nos jours. De la survivance phénicienne de la prostitution sacrée on passe à la prostitution consacrée.
Une belle stérile était la manne de son mari. Risque de grossesse exclu. La tactique est bien rodée : livrée en sœur, récupérée en épouse, un butin à l'appui.
Ce métier porte un nom.

A Mhl & Mlh

MOURANE
2010
De la convergence à la divergence

ISAAC LE FILS DE SARAH &
ISMAEL LE FILS D’ABRAHAM
NE SONT PAS DES FRERES

Le monothéisme répond à des critères de sélection post-diluvienne, très réducteurs. Le choix est concentré sur la descendance d’Abraham dont l’héritage est scindé entre Isaac et Ismaël.
L'histoire d’Abraham et Isaac comporte des incohérences. De retour d'Égypte, l'itinéraire d'Abraham bifurque : selon les juifs, il s'installa dans la banlieue de Jérusalem, pour les musulmans, à la Mecque. Dans son adhésion au culte d’El, Abraham ira jusqu'au sacrifice potentiel de son fils ; là encore, les divergences sont de taille, les uns y voient Isaac -- ancêtre des juifs, les autres Ismaël -- ancêtre des musulmans.
Dans la quête d'un territoire, Abraham a traversé la terre de Canaan, s'est arrêté à Salem (Jérusalem), mais ne s'y est pas fixé, étant encore en prospection. Aurait-elle été la Terre Promise, il n'avait plus à chercher. Ce n'est qu'après les déboires en Égypte, qu'il est retourné à la terre de paix qu'il s'était promise. Était-ce le choix de Dieu ou son propre choix?
Nul ne conteste la paternité d'Ismaël, fils aîné d'Abraham et d’Agar l'Egyptienne. Il bannit son fils sans raison, d’une façon injuste et incompréhensible qui n'est pas un exemple à suivre. Quant à sa femme, Sarah, elle fut réquisitionnée pour le gynécée du pharaon. Or, l’adultère était formellement interdit en Egypte, à moins de rendre la femme veuve, ce que craint Abraham. En fait, en la déclarant sa sœur, il n'avait pas menti.

Ge 12 / 12 Et c’est quand les Misrîm verront, ils diront: ‹ Voilà sa femme ›, ils me tueront et toi, ils te feront vivre.
13 Dis donc que tu es ma soeur, et de toi mon bien: mon être vivra par toi. »
Ge 20 / 12 Vrai, elle est aussi ma sœur, la fille de mon père, elle, mais non la fille de ma mère : elle est à moi pour femme.

Pharaon n'avait pas péché en la fréquentant, alors qu'Abraham l'avait fait en la prenant pour femme. Étant frère et sœur, le couple pouvait souffrir d’un problème de consanguinité ou de réaction immunitaire, source d’infertilité connue de nos sciences. L’inceste est clairement condamné dans la Bible et le Coran.

Deutéronome 27 / 22 Honni soit qui couche avec sa sœur, la fille de son père ou la fille de sa mère !' Et tout le peuple dit : Amen.

Sarah, réputée stérile, enfanta Isaac à son retour d’Égypte. La paternité d'Isaac demeure donc discutable ; il n'est pas impossible qu'il soit de Pharaon, car elle n'a pas eu d'autre enfant de son inceste avec Abraham. Dans le meilleur des cas, il serait fils du roi de Guerar, Abimèlèkh, qui avait enlevé Sara pour son harem.

Ge 20 / 2 Abrahâm dit de Sara, sa femme: « Elle est ma sœur. » Abimèlèkh, roi de Guerar, envoie prendre Sara.
5 Ne m’a-t-il pas dit: ‹ C’est ma sœur › ? Elle aussi me disait: ‹ C’est mon frère ›. J’ai fait cela avec l’intégrité de mon cœur, avec la propreté de mes paumes. »
Ge 21 / 1 IHVH-Adonaï sanctionne Sara, comme il a dit. IHVH-Adonaï fait à Sara, comme il a parlé.
2 Enceinte, Sara enfante à Abrahâm un fils pour ses vieillissements, au rendez-vous dont Elohîms lui avait parlé.

Ismaël et Isaac seraient des cousins ou des frères de sang…égyptien. L'Égypte, l'autre terre des prophètes : Abraham, Isaac, Joseph, Moïse et Jésus.
Pour le monothéisme, l'affiliation à Abraham est devenue un enjeu capital de légitimité et d’antériorité. Théoriquement, les musulmans ont la primauté dans ce domaine. Ismaël, l'aîné, est sûrement le fils d'Abraham ; Isaac, le cadet, est le fils de Sarah.
Abraham a pu prétendre à des héritiers là où Mahomet a failli malgré ses multiples mariages. Quelques calculs savants font durer la conception de Mahomet sur quatre ans. Le Coran va au-delà de la Torah en intégrant l’avènement du Christ, le Messie, toujours attendu dans le Judaïsme.

Du Christianisme

La littérature juive conteste unanimement la venue du Messie et s'emploie avec vigueur à attribuer la paternité du Christ à Panthère, un légionnaire romain. Selon le Talmud, la fuite en Egypte s’est faite pour étouffer le scandale.
A cause des prophéties, le Christianisme s'oblige à s'inféoder au Judaïsme pour légitimer l'avènement du Christ, or il y a eu d’autres annonciateurs. Hérode, roi d'Israël, a cherché à éliminer Jésus à la naissance alors que les Rois Mages sont venus de loin pour l'adorer comme un Dieu. Leurs supposées reliques, anciennement transférées de Milan à la cathédrale de Cologne, sont encore vénérées. Il faut bien croire que Gaspard, Melchior et Balthazar avaient d'aussi bons prophètes que les juifs.

Point de vue

Force est de constater que plusieurs inspirés ont fait un détour en Égypte bien que l’essentiel de leurs histoires tourne autour de Jérusalem. La plupart ont en commun une période périnatale problématique à la conception, la naissance ou l'enfance, tels Ismaël, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, Samson, Samuel, Jean-Baptiste, Jésus et Mahomet.

Bibliographie

Bibles :
King James Bible
Bible Chouraqui ( extraits de la Torah)
Bible Online, Segond (extraits du Nouveau Testament)
LEXILOGOS Bible en ligne traduction dans toutes les langues ( Septante, Vulgate …)
La Sainte Bible : L'Ecole biblique de Jérusalem. Éditions du Cerf, Paris 1961
Bible Crampon
Bible Martin
Al Kitab al Mouquaddass traduction arabe, Bible catholique maronite 1960
Al Kitab al Mouquaddass traduction arabe, Bible évangélique Imprimerie américaine Beyrouth 1901

Corans :
The Noble Quran : SHAKIR in reference
The Quran, Abdullah Yusufali in (variations)
The Quran, Pickthal
Le Coran : Trad. de Mohammad Hamidullah, les classiques BooKenSTOCK.com
Le Coran : Traduction intégrale par Kasimirski, Sacelp 1980
LE CORAN : essai de traduction, Albin Michel mars 1999
Al QUR’AAN, Tafsir al Jalalain, original en arabe
NAHGE AL BALAGHA, Ali Ben Abi Taleb, Al Maktaba Al Ahlya, Beyrouth
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F. Ammoun, Le legs des phéniciens à la philosophie. Edition Université Libanaise—1983
J. Bottéro, Naissance de Dieu. Folio Gallimard
J. Bottéro, Babylone et la Bible. Pluriel Hachette
J. Boulos, Les peuples et les civilisations du Proche-Orient, (cinq tomes) Beyrouth 1961
F. Briquel-Chatonnet et Éric Gubel, Les Phéniciens aux origines du Liban. Découvertes Gallimard
F. Briquel-Chatonnet, Les relations entre les cités de la côte phénicienne et les royaumes d'Israël et de Judas. Studia Phœnicia
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R. Du Mesnil du Buisson, Études sur les dieux phéniciens hérités par l'empire romain. Brill-Leiden, 1970
E. Edde, Les Phéniciens ont-ils découvert l'Amérique ? Edition Aleph, 2005.
M. Gras, P. Rouillard, J. Teixidor, L'univers phénicien. Pluriel Hachette
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C. Guerillot, L'église d’Antioche Syriaque Orthodoxe, tome 1. Ed. Véga
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G. Kepel, La revanche de Dieu. Points
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Saint Augustin, Confessions. traduction d’Arnauld d’Andilly. Folio, Gallimard
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Le Lagarde & Michard / Bordas--2003

Sites Internet :
WIKIPEDIA / Articles
Site de Philippe Remacle pour les auteurs anciens L'antiquité grecque et latine.
Persée.fr
Google Books

Bible Segond
Extraits de la loi mosaïque :

Exode 22:16 Si un homme séduit une vierge qui n’est point fiancée, et qu’il couche avec elle, il paiera sa dot et la prendra pour femme.
17 Si le père refuse de la lui accorder, il paiera en argent la valeur de la dot des vierges.

Lévitique 18:7 Tu ne découvriras point la nudité de ton père, ni la nudité de ta mère. C’est ta mère : tu ne découvriras point sa nudité.
Lévitique 18:9 Tu ne découvriras point la nudité de ta sœur, fille de ton père ou fille de ta mère, née dans la maison ou née hors de la maison.
Lévitique 18:11 Tu ne découvriras point la nudité de la fille de la femme de ton père, née de ton père. C’est ta sœur.
Lévitique 20:17 Si un homme prend sa sœur, fille de son père ou fille de sa mère, s’il voit sa nudité et qu’elle voie la sienne, c’est une infamie ;…
Deutéronome 22: 16 Le père de la jeune femme dira aux anciens : J’ai donné ma fille pour femme à cet homme, et il l’a prise en aversion ;
17 il lui impute des choses criminelles, en disant : Je n’ai pas trouvé ta fille vierge. Or voici les signes de virginité de ma fille. Et ils déploieront son vêtement devant les anciens de la ville.
18 Les anciens de la ville saisiront alors cet homme et le châtieront ;
19 et, parce qu’il a porté atteinte à la réputation d’une vierge d’Israël, ils le condamneront à une amende de cent sicles d’argent, qu’ils donneront au père de la jeune femme. Elle restera sa femme, et il ne pourra pas la renvoyer, tant qu’il vivra.
20 Mais si le fait est vrai, si la jeune femme ne s’est point trouvée vierge,
21 on fera sortir la jeune femme à l’entrée de la maison de son père ; elle sera lapidée par les gens de la ville, et elle mourra, parce qu’elle a commis une infamie en Israël, en se prostituant dans la maison de son père. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi.
22 Si l’on trouve un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l’homme qui a couché avec la femme, et la femme aussi. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d’Israël.
23 Si une jeune fille vierge est fiancée, et qu’un homme la rencontre dans la ville et couche avec elle,
24 vous les amènerez tous deux à la porte de la ville, vous les lapiderez, et ils mourront, la jeune fille pour n’avoir pas crié dans la ville, et l’homme pour avoir déshonoré la femme de son prochain. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi.
25 Mais si c’est dans les champs que cet homme rencontre la jeune femme fiancée, lui fait violence et couche avec elle, l’homme qui aura couché avec elle sera seul puni de mort.
26 Tu ne feras rien à la jeune fille ; elle n’est pas coupable d’un crime digne de mort, car il en est de ce cas comme de celui où un homme se jette sur son prochain et lui ôte la vie.
27 La jeune fille fiancée, que cet homme a rencontrée dans les champs, a pu crier sans qu’il y ait eu personne pour la secourir.
28 Si un homme rencontre une jeune fille vierge non fiancée, lui fait violence et couche avec elle, et qu’on vienne à les surprendre,
29 l’homme qui aura couché avec elle donnera au père de la jeune fille cinquante sicles d’argent ; et, parce qu’il l’a déshonorée, il la prendra pour femme, et il ne pourra pas la renvoyer, tant qu’il vivra.
30 Nul ne prendra la femme de son père, et ne soulèvera la couverture de son père.
Deutéronome 23: 1 Celui dont les testicules ont été écrasés ou l’urètre coupé n’entrera point dans l’assemblée de l’Eternel.