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Marie-Louise Helou Lahoud

poet and writer

(1948 - 2011)

Biographie:

Date de naissance: 18 Novembre 1948
Situation familiale: Mariée
Nationalité: Libanaise

EXPERIENCE PROFESSIONNELLE

1971:
- Présentation d’un recueil de poèmes “Message” à la jeunesse de mon pays au cercle Libanais – place Debbas.
- Poèmes en langue arabe publiés à Al-Anwar, Al-Amal.
1970:
- Lettre adressée au président Franjié à l’Orient le Jour.
- Travail théâtral avec le réalisateur Mounir Maasri et représentation d’une pantomime sous la direction du professeur Robillard et la ballerine polonaise Vanda Youssévich.
1969:
- Préfet des études primaires au lycée moderne – Jdeihdeh.
- Présentation d’une partition musicale à Radio Liban.
- Représentation de ballet classique à Télé Liban.
1967:
Educatrice au collège des Saints-Coeurs – Jounieh.
1963-1964:
Présentation d’une pantomime avec la lecture de textes de Vatican Deux au théatre de l’université St-Joseph, sous la direction de Maître Robillard et la ballerine Vanda Youssevich, patronnée par le collège des Saint-Coeurs – Jounieh.

AUTRES EXPERIENCES

- 1964/1968: Cheftaine du mouvement J.E.C au collège des Saints-Coeurs – Jounieh. (Travail social dans les quartiers pauvres de Nabaa).
- Etude musical (piano) avec le professeur Victorine Asswad.
- Danse Classique et accrobatie avec le professeur Vanda Youssévich.

ETUDES UNIVERSITAIRES

1968–1971:
Ecole des Lettres.
Littérature moderne.

ETUDES SCOLAIRES

1978:
Collège Des Soeurs Des Saints Coeurs - Jounieh
Baccalauréat français, série philosophie.

LANGUES

Arabe – Français – Anglais – Espagnol.
Elle est decedée le 25.1.2011 à Amchit

Quelque extraits de poèmes de l'artiste:

A L’ABSOLU
1969

Je voudrais vers vous
Tendre mes bras tordus,
Pour que votre confiance
Me libère.
Je voudrais sur mes lèvres
Jeter le murmure,
Qui vous vénère,
Aveugle
Je voudrais être
Que votre feu me pénètre,
Sur votre flamme unique
Se fermeront mes yeux.
Que mon Coeur se repose
Sur votre miséricorde
Pour qu’enfin mon Ame
Trouve sa force
Dans le seul absolu
Vers qui mon être
Crie
Par Amour, par Amour
Je te consacre ma VIE.

A MA FILLE
Le 27 juin, 1972

Dis-lui, ma fille, que tu ne penses pas à lui,
Qu’il est pour toi comme la marée montante,
Comme le nuage fabuleux,
Comme la poussière de la route!
Qu’il est l’écho de la tristesse,
Qu’il est le vent qui fait gémir les arbres,
Dis-lui, dis-lui,
Il s’en ira, allègre, le cœur léger,
Le souffle humide,
Pour ne pas sécher tes pleurs enchevêtrés,
Pour ne pas libérer tes mains.
Il s’en ira en sifflotant
Pour ne pas ramasser les cris qui le suivent.
Il s’en ira ma fille, il s’en ira,
Fais qu’il s’en aille.

HUMANITE
30 Octobre, 1967

O dors tranquillement
Au fond de ton sommeil;
Berce-toi
Humanité endolorie;
Folie du temps
La peur de ton réveil
Te fait chanceler.
Fais voir
Tes yeux qui s’ouvrent,
Aiguise
Ton esprit charmant,
N’etouffe point
Ton amour des merveilles!
Loin de ton ame
Tu hurles,
Ton Coeur saigne
Sa plaie est incurable.
Solitaire don
A toi-même hostile!
Jet e vois t’élever
Sur ta couche
Pourtant,
Tu souffres d’être là
Rongée par la marée
Angoissée tu t’en vas,
Tu as perdu ton temps!

INCERTITUDE
12 Janvier, 1969

La chair vive brûle,
Prise par les mains du destin.
Un vertige assomant
Fait tourbillonner
Mes veines grises
De fièvres respirant…
Ronronnnement
Sinistre dans sa monotonie
Qui tient la gorge sèche
Le regard en délire
Tout vascille, tout bruit
Un cliquetis de verre
Qu’on lance au visage
Des pas allongés
Dans les journées qui passent
Rongent les heures
Qui marquent le temps!
Incertitude…
Indifférent est-il
A la perte du jeu
Les pierres qui roulent
De rire emportées
Tandis qu’au coin
De l’obscurité terne
On entend parfois
Claquer des dents
Ou sévir le vent
D’une haleine vive
Qui agonise dans le tourbillon…

RÉALITÉ
Le 6 avril, 1972

Je te bois réalité dans mes mains gercées, dans mes yeux lourds,
dans mes lèvres agitées.
Je te bois dans ta beauté laide
Aux cheveux fades, au visage ridé.
Je te bois dans ta fièvre froide
Aux membres paralysés,
Je te bois réalité, jusqu’à
La dernière goutte
En léchant le verre
À le cicatriser.
SOLITIDE D’HOMME
26 Octobre, 1969
Au creux de notre absence
Un regard feuillette le temps
Une main berce l’illusion
Une bouche se tait;
Au creux de notre absence
Un rire force la grille
Puis l’on cesse de penser!
Le coma, Solitude d’homme
Plaisir andoyant
Pilule drogue.

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