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Pierre Sadek

Illustrator

Biography

• Graduated from the Lebanese University of Fine Arts in Beirut.

• Decorated with the National Cedar title of Knight during President Sleiman Franjieh’s mandate.

• Obtained the poet Said Akl’s prize twice.

• Obtained various achievement awards locally and abroad. The latest of which was the “Lyons” prize in 2000.

• Held various exhibitions in Lebanon and abroad.
The latest exhibition Pierre hold was in Washington, DC in 1984.

• Various magazines and newspapers and news agencies published his drawings such as: A.P - UPI – Time Magazine – Le Matin – France Soir – Washington Post – Atlas Magazine – Jeune Afrique.

• His caricature drawings were published and still are, in many daily newspapers: Al Nahar – Al Anwar – Al Syassa – Al Amal – Al Jumhurya – Al Diar – Al Nahar Al Arabi Wal Dowali.

• The first caricaturist to have daily drawings on the television worldwide on LBCI (Lebanese Broadcasting Corporation)

• His works:
- “Caricature Sadek” 1964
- “Idhak maa Pierre Sadek ala el syassiyin” 1972
- “Kuluna al watan” 1977
- “Beshir” 1983

• Founded the advertisement company “Atelier D’Art”

• He worked in Future Television Beirut Lebanon.

• Passed away April 2013.

Article in Fench: Pierre Sadek, Caricaturiste

La vie du jeune caricaturiste Pierre Sadek est marquée d’une touche de fantaisie. Il s’efforce quotidiennement de créer un nouveau dessin pour exprimer une idée, un événement sociopolitique ou une aventure. On le voit observer, analyser, scruter, réfléchir et se livrer à ses contemplations sans fin. Ainsi la vivacité de sa touche et le don de vie humoristique qu’il sait insuffler à ses personnages avec une étrange expression, nous étonnent et nous portent à suivre à travers ses caricatures le déroulement des événements quotidiens et le vrai visage de la situation politique et sociale du pays. Certes, nous ne connaissons le sujet des dessins de Pierre Sadek que par cette de situation de ses personnages. Souvent ceux-ci jouent le rôle qui leur est assigné comme un acteur qui désire rester dans la figuration. En outre, quand on regarde un peu longuement une de ses caricatures, le sujet semble apparaître peu à peu. On sent parfois même à première vue qu’il veut dire toute la réalité des choses. Le mystère est dans le choix qu’il fait selon l’image qu’il forge à la suite de ses lectures quotidiennes de la presse. Quant au grand public, il exige que la caricature de Pierre Sadek lui serve en quelque sorte de miroir. Miroir déformant, bien entendu, mais devant lequel un échange doit se produire. Il s’agit de déchiffrer l’arrière-pensée de l’artiste et de pouvoir communier avec lui.

Ainsi le sujet du dessin trouve dans l’esprit du spectateur un commentaire naturel.

Vie et enfance

La Békaa est une région excessivement pittoresque qui compte plusieurs centres de villégiature. Elle avait jadis, attiré les Romains, puis d’illustres voyageurs et orientalistes. Il suffira de citer quelques-unes des localités de cette belle région libanaise, telle Baalbeck et Zahlé, pour évoquer la beauté architecturale et le souffle romantique qui rayonnent partout de cette terre fertile et historique.

C’est donc à Zahlé que naquit Pierre Sadek en 1938, au sein d’une famille relativement aisée et conservatrice. Son père Abdou Sadek et sa mère Linda, née Rajji, étaient très attachés à leurs enfants Pierre, Joseph et Elham. Foncièrement bons ils ne cherchaient point les honneurs et ils étaient toujours prêt à rendre service et attiraient la sympathie de ceux qui les côtoyaient.

D’ailleurs, les habitants de Zahlé sont renommés pour leur esprit humoristique et la chaleur de leur accueil. Nous savons tous également que, pour qu’un adolescent puisse réussir plus tard dans la vie, et bâtir un avenir meilleur il lui faut une ambiance familiale saine et sincère, et c’est précisément dans ce cadre affectueux et paisible que grandit Pierre Sadek.

A l’âge de cinq ans, le petit Pierre n’avait qu’une passion: le dessin. Son amour de la caricature, son goût pour le dessin se partageaient son âme d’artiste sensible et complète. Il débuta sa vie scolaire à l’école paroissiale de Maalaqua (Zahlé). Grâce à la richesse de ses dons et à sa vivacité, Pierre Sadek dut quitter Zahlé et vint à Kfarchima, village natal de sa mère, achever ses études au collège national dirigé à l’époque par le regretté pédagogue et éducateur Badih Hachem. Toutefois, le futur artiste n’avait qu’un rêve: la caricature. Sa spontanéité, sa rapidité d’exécution dans le domaine du dessin et son attachement au fusain et au crayon, avaient suscité chez ses supérieurs et ses parents une vive admiration. C’est pourquoi, il ne tarda pas à s’inscrire à l’académie des Beaux-Arts dirigé par son fondateur et propriétaire le regretté Alexis Boutros.

A l’Académie des Beaux –Arts de Beyrouth

En 1955, Pierre Sadek fit son entrée à l’Académie. Parmi ses professeurs figurent César Gemayel et Nicolas Nammar, et il avait comme camarade de promotion, Amine El Bacha, Rafic Charaf, Maha Madi.

Devant ce monde nouveau qui se révélait à lui. Notre jeune peintre demeure observateur et rêveur. Au demeurant a-t-il tellement change. Les mêmes idées continuent à le ronger, il est toujours aussi passionné pour le dessin et la caricature.

A partir de 1956 il prend ses responsabilités. Laborieux, ponctuel et sérieux, Pierre est un étudiant modèle. Les cours qu’il suit et ses activités académiques ne l’empêchent pas de penser sérieusement à travailler. Il commença son activité créatrice au sein de la presse locale. Sa première toile fut un portrait du président Alfred Naccache.

Le caricaturiste

Pierre Sadek obtint après trois ans d’études à l’Académie, un diplôme en peinture. Cependant, à le voir opter pour la peinture on se demande si cet homme paisible et réfléchi, n’est pas au fond un artiste exceptionnel. C’est pour cette raison, que les directeurs des revues et quotidiens libanais, ayant découvert à travers ses dessins et ses caricatures une impressionnante créativité, firent appel à lui. Parmi les premiers journalistes qui lui demandèrent leur collaboration figurent Emile Hayek, directeur de la revue «Al-Khawater» (1956). Pierre Sadek débuta par une série de dessins humoristiques pour enfants et par quelques illustrations.

Le grand public libanais a apprécie le nouveau style de l’artiste. En 1957, le directeur d’ «Al-Dabbour» l’unique revue humoristique à l’époque, Michel Moukarzel fit appel à Pierre. Il se mit à faire des portraits et des dessins très originaux portant sur la vie socio-politique libanaise. Au fur et à mesure que les mois s’écoulaient, les pages d’Al-Dabbour» se couvraient de caricatures signées Pierre Sadek.

A partir de 1958, il quitta cette revue qui avait vu naître les caricatures d’un des plus éminents artistes du Liban et se présenta à «Dar As-Sayad» dirigé par le regretté homme de presse Saïd Frayha.

Il fut engagé également par Elias Harfouche qui dirigeait la revue «Al Hadith». Sa renommée avait ainsi dépassé les milieux libanais pour atteindre tout le Proche-Orient. Toutefois, Pierre Sadek, tenaillé par une soif d’absolu et de perfection ne cessait de s’interroger : «Serai-je un grand artiste»?

Pourtant tous les libanais ne cessaient de lui adresser compliments et félicitations surtout les hommes politiques et les officiels. Mais il aurait voulu faire mieux, trouver des sujets d’actualité plus dignes de son pinceau.

Pierre Sadek au «Nahar»

A partir de 1960, Pierre Sadek fit partie de la grande famille du quotidien arabe bien connu «An-Nahar» fondé par le regretté écrivain journaliste et ancien ambassadeur Gebran Tuéni. Et rapidement, il se mit à esquisser des personnages célèbres au Liban et en dehors du Liban, ainsi que des dessins humoristiques portant sur l’actualité socio-politique libanaise et arabe. C’est de cette époque que datent ses meilleures caricatures. Il suffisait de jeter un coup d’œil sur le dessin de Pierre Sadek figurant dans «An-Nahar» pour devenir telle ou telle situation politique ou socio-économique de notre pays. A des caricatures de ce genre, notre éminent artiste travaillait vite, avec un coup de pinceau très sûr. Il s’occupait presque exclusivement de politique. Et il était arrivé à une véritable maîtrise de son art original et humoristique.

Pierre Sadek devant la justice

Merveilleusement doué pour la caricature et la critique, Pierre Sadek fit de tous ses dessins, un immense combat pour la vérité et la justice, leur apportant une puissance de souffle, une diversité et un humour qui font de lui un artiste aux multiples facettes et un caricaturiste chez qui l’agilité de l’esprit se conjugue avec la souplesse du pinceau et la rigueur des vues. Toutes ces qualités en font un peintre dont la réputation est largement assurée par la variété et le cachet politique de ses dessins. Toutefois, son art et sa franchise le conduisirent devant la justice.

Certes, il se présenta en 1962 devant le tribunal de la presse et fut condamné à un mois de prison à la suite d’une de ses caricatures visant le président Abdel Nasser. Afif Tiby, ancien président de l’Ordre de la presse à l’époque fit l’impossible pour aider Pierre Sadek. Et ce dernier échappa à la prison par miracle.

En 1968, sous le mandat du président Charles Helou, Pierre Sadek lance dans «An-Nahar» une caricature humoristique contre le Deuxième Bureau. Il fut condamné à deux mois de prison et c’est grâce au président Helou qu’il échappe de nouveau à cette peine.

Pierre Sadek chez les Kataeb

La guerre libano-palestinienne ainsi que les événements douloureux qui ont déchiré notre pays à partir de 1974, eurent une influence néfaste sur l’art de Pierre Sadek. Malheureusement, notre éminent artiste dut quitter Beyrouth et se réfugier à la montagne, comme la plupart des libanais.
En janvier 1978, il fut embauché par le quotidien arabe «Al-Amal» porte-parole des Kataeb. Il reprit son art humoristique et politique avec une énergie et une souplesse étonnantes. Le parti des Kataeb jugea sa capacité, son intégrité et son honnêteté remarquables. Sa façon de capter les événements et d’exercer son métier de caricaturiste, de peindre ou de gribouiller, tout chez Pierre Sadek nous incite à comprendre d’où lui viennent cette force tranquille et ce dynamisme. Ses dessins portent la marque de l’intelligence, de la patience et des soins minutieux qu’il apporte à ses caricatures.

Le chef de famille

Malgré son pendant naturel pour la peinture et le dessin et malgré la renommée qu’il a acquise dans le domaine journalistique et artistique, Pierre Sadek sentait que quelque chose lui manquait pour repartir d’un nouvel élan vital et créateur.

A Kafarchima en 1962, il rencontre l’âme sœur, une ravissante jeune cousine, Hanan, au visage angélique. D’un caractère renfermé, timide, Pierre Sadek n’avait en fait, avant, connu que des camarades de classe. Mais cette fois, il sentait le grand amour. Il épouse Hanan le 5 janvier 1962 et de ce mariage naissent trois enfants : Ghada, Walid et Omar.

Parallèlement à une vie dévorante d’activité, Pierre Sadek mène une vie familiale paisible et heureuse. Il est un chef de famille d’un rare dévouement et d’une bonté exemplaire.

Pierre Sadek et les voyages

Il serait difficile d’imaginer un artiste libanais loin du monde et des pays arabes et étrangers. Pierre Sadek a visite le Koweït, l’Arabie saoudite, les Etats-Unis et le Canada.

Objectif principal de ses nombreux déplacements à travers les pays étrangers : l’étude de l’art, de la nature, et du caractère des hommes. Son attachement à la caricature et à sa soif de découvrir l’évolution artistique contemporaine, lui ont permis de sentir le besoin d’être loin de son pays et des siens. Ainsi ses nombreux voyages contribuèrent puissamment, à la réalisation de ses plus belles caricatures.

Plusieurs revues et quotidiens européens tels «Time Magazine», « The Washington Post», «France-Soir» et d’autres ont reproduit des caricatures et des dessins humoristiques de Pierre Sadek. A Londres notamment il présenta plusieurs toiles du prince Charles.

Les expositions de Pierre Sadek

Que de révélations dans les expositions de Pierre Sadek. Symbolisme, surréalisme, portraits et paysages. Toute l’histoire de la caricature contemporaine libanaise. Irrésistiblement sollicité par cet art, il n’avait jamais cessé de dessiner depuis 1956, date de sa première exposition, sous le mandat du président Camille Chamoun. Ainsi pour la première fois, les caricatures à cachet politique de Pierre Sadek furent publiées dans le quotidien arabe «As-Siassat» dirige à l’époque par Abdallah Yafi et Assad AL-Moukaddame.
En 1962, Pierre Sadek expose à la Faculté de génie de l’Université américaine une série de portraits de nos grands politiciens.
En 1965, il expose à Tripoli des dessins symboliques qui représentent la vie socio-politique libanaise.
En 1966, il présente à Zahlé, sa ville natale, des personnages et des motifs socio-politiques et religieux inspirés par un idéal humanitaire.
En 1968, c’est au Saint-Georges qu’on peut admirer de nouveaux dessins et des caricatures portant sur la vie sociale et politique de notre pays. Grâce à son intuition créatrice et à son pinceau, il a exposé des tableaux extrêmement personnels. Il était plus réaliste en faites qu’en intentions.
Dans le catalogue de son exposition, il confie notamment :
«Je désire ardemment parvenir, à travers mes caricatures, à une liberté créatrice et j’invite mon public à pardonner ce qu’il y a en moi de moins créateur».
Invité par le ministère de l’information du Koweït, il y expose une trentaine de toiles portant sur la guerre et la paix. En 1967, il expose à Djeddah, en Arabie Saoudite, à la suite de l’invitation du président de la municipalité de cette ville, une nouvelle série de tableaux et de caricatures portant sur l’historique de «Djeddah»» au XIXème siècle et sur la guerre libano-palestinienne. Enfin, Pierre Sadek publie en 1964 un ouvrage intitulé: «Les caricatures de Pierre Sadek ».
En 1962, un second ouvrage intitulé: «Pierre Sadek se moque des politiciens libanais».
En 1977, «Nous sommes tous contre le Liban».

Conclusion

Avec cette originalité et cette curieuse intuition créatrice de la caricature libanaise contemporaine, Pierre Sadek marque une date dans l’histoire de la peinture et du dessin humoristique au Proche-Orient. Ses dessins sont extrêmement appréciés et recherchés par le grand public libanais et étranger. La guerre libano-palestinienne, le problème des réfugiés, la crise socio-politique libanaise, le jeu de nos hommes politiques et leurs intrigues, nos présidents et nos ministres les chefs religieux et les leaders politiques, tous occupent une place importante dans les expositions et les caricatures de Pierre Sadek. Les horreurs de la guerre sont étalées d’une façon réaliste.

Pierre Sadek qui peint pour lui et pour la masse s’est plongé dans la caricature comme aucun artiste de notre pays ne l’avait fait. Son passage de la caricature au surréalisme, du voyage à la stabilité, du social à la politique, prouve que sa renommée est amplement méritée.

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