| Yvette
Achkar
Libanaise, née en 1928, à Sao Paulo,
Brésil, Vit et travaille au Liban.
1966-88 - Professeur
de peinture à l'Alba et à l'Institut National des
Beaux-Arts de l’Université libanaise.
1947-51 - Formation artistique à l'Alba (Académie
libanaise des Beaux-Arts)
Expositions
Collectives
2001 - Galerie
Janine Rubeiz "Salon International d'art contemporain Artuel",
Beyrouth.
2001 - Galerie Janine Rubeiz "St'art 2001 Foire d'Art contemporain
de Strasbourg, France.
2000 - Galerie Janine Rubeiz Salon Internationale d'Art contemporain
"Artuel", Liban.
2000 - Galerie Janine Rubeiz "Salon Art-Deco Simaa", Beyrouth
Hall, Liban.
1999 - "Des signes et des contours", Galerie Janine Rubeiz,
Beyrouth.
1999 - Foire International d'Art contemporain "Europ'Art 99",
Genève.
1998 - "Spécial Janvier", Galerie Janine Rubeiz,
Beyrouth.
1998 - "Racines: l'événement, la modernité",
Alba, Beyrouth.
1997 - Foire International d'Art contemporain Europ'Art 97",
Genève.
1993 et 90 - Exposition à la Galerie Janine Rubeiz, Beyrouth.
1986 - Exposition au Grand palais, Paris.
1981 - Exposition au Musée Sursock, Beyrouth.
1972 - Exposition à la Galleria Baracaccia, Rome.
1971 - Expositions itinérantes à partir de Mannheim,
West Germany.
1966 - Exposition à la Galerie Mourgue, Paris
1962 - Exposition à la Galleria Nazionale d'Arte Moderna,
Rome.
1961 - Exposition en Italie et Yougoslavie.
1957 - Exposition à l'Unesco, Beyrouth.
Expositions
Individuelles
2004 - Exposition
"Peintures" à la Galerie Janine Rubeiz, Beyrouth
1996 et 89 - Exposition à la Galerie Janine Rubeiz, Beyrouth.
1984 - Exposition à la Galerie Platform, Beyrouth.
1970 - Exposition à la Gallery One, Beyrouth.
1965 - Exposition à la Gallery One, Beyrouth.
1963 - Exposition au Culturnog Center, Belgrade.
1961 - Exposition à la Galerie Alecco Saab, Beyrouth.
1960 - Exposition à La licorne, Beyrouth.
Biennales
1974 - Bagdad.
1967 - Alexandrie.
1959 et 62 - Paris.
1961 - Sao Paulo.
Prix
1975 - Prix
du ministre de l'éducation nationale des Beaux-Arts, Liban
1967 - Prix du Festival de Baalbek, Liban.
1959 - Prix de l'Unesco, Beyrouth.
Article:
Reprendre son souffle
Dans cette lutte
permanente contre la facilité, Yvette Achkar alterne des
périodes épuisantes d'immersion totale dans la peinture,
avec des pauses, plus ou moins longues, au cours desquelles elle
en arrive jusqu'à rejeter couleurs et odeurs d'atelier. Même
si, en tentant de résumer sa vie, elle dit ne pas s'imaginer
sans sa peinture: « Tous mes présents on été
ponctués par mon travail », et encore, « Peindre
c'est comme faire du surf, on est au sommet de la vague et puis
un instant plus tard, dans le creux », Il n’y a aucune angoisse
dans ces creux, même quand ils n'en finissent plus; au contraire,
ils équilibrent l'existence et libèrent l'artiste
de son imagination. Ce sont des bouffées d'air qui lui permettent
de reprendre son souffle. Le quotidien nullement pesant retrouve
des charmes qu'on avait oubliés. Comme il est rassurant de
ne pas être « malade de peinture » et de pouvoir
cantonner les renoncements qu'engendre l'état de peintre,
aux seuls moments de création.
Et, soudain,
apparaît le côté léger et profondément
humain d'Yvette Achkar. Une compréhension profonde de l'autre
lui fait traverser la vie avec le naturel de ceux qui voient la
liberté comme un acquis et non comme un combat. L'intransigeance
est uniquement pour elle-même et tout le reste peut être
vécu sans vainqueur ni vaincu.
A mes yeux,
Yvettes Achkar est un janséniste de la peinture... A chacun
ses repères et ses associations.
La rareté
avec laquelle l'artiste présente sa production a depuis toujours
ajouté à cette impression, car plus ses "images"
s'éloignent dans mon esprit, plus son oeuvre y conserve une
place particulière. Celle, singulière, que l'on accorde
aux rencontres essentielles.
Yvette Achkar,
c'est avant tout une énergie peu ordinaire, commandée
par un instinct naturellement juste, au service d'une pratique picturale
dense et remuée. Une artiste qui peint au paroxysme des sensations
qui l'assaillent, dans la profusion ou la sobriété,
la débauche sonore des valeurs chromatiques ou leur rétention
à l'huile ou au pastel.
L'abstraction
est pour elle le mode d'expression de la tension. Un style de drame
et de jouissance mêlés, qui joue le rôle unificateur
qui permet d'approcher l'art sous un jour nouveau.
En fait, laisser
parler les formes et le matériau ne sont-ils pas la meilleure
façon d'éviter de se laisser figer dans une seule
idée?
Comment rester
indifférent devant cette confrontation des plans, cette interdépendance
entre le statique et le dynamique, ce jeu d'ombre et de lumière
donné par des rehauts de blancs...
Comment avoir
un regard neutre sur cette oeuvre qui vous imprègne de sa
charge, vous bouleverse, vous révolutionne, vous entraîne
ailleurs que là où vous étiez avant sa rencontre?
Yvette Achkar
est une révélatrice d'instants uniques dont chaque
tableau a une telle valeur de présence, une telle force d'intériorité,
une telle puissance, une telle cadence, que les mots d'où
qu'ils viennent restent restrictifs.
Une création est avant tout une entité indépendante
qui a son commencement et sa fin. Aussi l'artiste, par son esprit
de synthèse, recherche à travers elle l'essentiel
qui permet l'émergence d'un art personnel.
Travaillées par une véhémente gestuelle, diluées
dans les révolutions de la matière et du chromatisme,
à aucun moment les toiles de cette artiste n'affichent un
quelconque signe d'abandon, puisque sous-entendues par une organisation
fermement structurée, ou formes, plans, rythmes sont régis
par un pinceau énergique.
Le peintre nous
donne à voir un univers où ne transparaît aucune
priorité ou même une simple prédilection.
Dans chacune
de ses compositions se dévoile celle qui exulte et celle
qui dompte, celle qui s'abandonne et celle qui construit.
La couleur déferle,
exalte la moindre parcelle de surface. La mémoire sombre...
.
Les images du passé sont-elles toutes appelées à
disparaître par le cours de la vie, fut-elle ou non agitée...
?
Chaque oeuvre témoigne d'un hasard maîtrisé
à un instant donné. Chaque peinture parle d'une implication
physique, d'un état de tension, d'un battement de coeur suspendu.
Oeuvres qui
renvoient leur énergie. Elles sont de celle qui donnent,
mais qui prennent aussi, parce qu'elles résonnent différemment
mais forcément en chacun de nous, elles vivent...!
Yvette Achkar
est l'une de ces artistes qui touche juste à force d'être
authentiques, qui permet d'aller loin à force d'être
vraie, une créatrice sincère qui sait pénétrer
les plus subtils méandres de l'esprit dès lors qu'on
laisse l'oeuvre agir dans sa solitude. Il suffit de se laisser aller...
Le tableau fera le reste.
Un univers de
rigueur, de silence et de tumultes intérieurs.
"Esquisse"
by Nada Anid in Mars 2005
Bio
and Article in English:
Yvette Achkar's
work has shown an evolution starting from a rough line and ending
with a dialogue of colors which stands for the vivid simplicity
of artistic expression.
She was born in Sao Paulo, Brazil in 1928 in the
Lebanese émigré community. It is in Lebanon, however,
that she acquired her first training and pursued her artistic studies
at the Lebanese Academy of Fine Arts from 1947 to 1952. In common
with all the other artists trained at this Academy in the late forties
and the early fifties, her beginnings are characterized by a clean
outline of forms, the use of broken lines, and large square surfaces
of color.
Two teachers directly influenced the painters of
her generation: The Italian Fernando Manetti, at that time one of
the foremost teachers at the Academy, and the French painter settled
in Lebanon, Georges Cyr, whose works were a model for the rising
generation of Lebanese artists.
It was in Paris, however, on a scholarship from
the French government, that Yvette Achkar reached the full stature
of her artistic development. She took part in collective exhibitions
in Italy, Belgium and Yugoslavia. With perseverance she also participated
in the Biennales of Paris, Alexandria, and Sao Paulo.
The sixties were for her a period of conflict. The
influences received tied her down to a geometric style, whereas
her female sensitivity tended to lead her towards poetry and simplicity.
This dichotomy is most apparent in her nudes which gradually shed
their broken lines and searched for a greater harmony between the
forms and the underlying feelings.
However, it is not enough to master the line to
pretend to a real accomplishment. The expressiveness she searches
for demands the control of both color and line. To achieve this,
she embarked upon experimentation with colors alone. She became
completely involved with color and the critics are all agreed that
Yvette's work gives the impression of a progression toward self-realization
more than a true creative work. Her works have moved away from an
emphasis on style to the language of simplicity. She cleans and
bares her lines, willingly curbs her use of color and shows greater
interest in the atmosphere of the painting than in its outward appearance.
During this period of abstract art, it is almost
as if Yvette were directing a huge theatrical production. As on
a stage, colors perform on the canvas under her direction and speak
according to the dialogues that she has composed. She has identified
with her role of stage director to the extent of the disappearance
of her own identity. Her colors then perform a tragedy, a comedy,
a chorus; in short, a real theatrical production.
From this experiment in depth, Yvette Achkar is
now ready to build her world of artistic expression in which a live
line is mated to bright colors.
Contemporary
art in Lebanon, Edward Lahoud, Dar El Mashreq Editors, Beirut.
►► Some
of the artist's artwork
Contact: editorial@onefineart.com
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