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Silwan Ibrahim

Personal Information:

Place & date of birth: Beirut, 2 April 1964
Adress: Fanar Beirut Lebanon

Education:

Diplôme d’Etudes Superieures Beaux Arts.
Institut National des Beaux Arts.
Universite Libanaise (1990)

Exhibitions:

PLATFORM Gallery Beirut 1989 (Collective Exhibition)
PLATFORM Gallery Beirut 1992 (Collective Exhibition)
ENTRETEMPS Gallery Beirut 1993 (Collective Exhibition)
ENTRETEMPS Gallery Beirut 1995 (Collective Exhibition)
MARAYA REFLETS D’ART Gallery Beirut 1996 (Collective Exhibition)
ENTRETEMPS Gallery Beirut 1998 (Collective Exhibition)
NOAH’s ART Gallery Beirut 1999 (Collective Exhibition)
SPACE OF ART Gallery Beirut 1999 (Collective Exhibition)
AGIAL Gallery Beirut 2000 (Individuel Exhibition)
CIRCUS Gallery Beirut 2000 (Individuel Exhibition)
FESTIVAL DU LIBAN Francophone Andrezieux Boutheon France 2001 (Collective Exhibition)
BIENNALY OF THE CITY OF TUNIS Tunisia 2002 (Collective Exhibition)
BRONTE ART Gallery Beirut (Lebanese Emirates Collecive Exhibition) Dubai 2003
GREMILLION LEVNT ART.HUSTON.TEXAS.USA. 2005 (Collective Exhibiton)
AIDA CHERFAN FINE ART Gallery Beirut 2007 (Individuel Exhibiton)
COURTYARD Gallery dubai 2008 (Collective Exhibition)
Permanently exposed works in Gallery AIDA CHERFAN FINE ART Beirut SINCE 2001 (Collective Exhibition)

Publications:

Illustrations for Les Draperies De La Pensee by the Poet ALAIN TASSO 1998
Booklet for SILWAN’s painting of 2004 Preface by ALAIN TASSO 2005

L’ultime conscience par Joseph Tarrab

Ils dansent, caracolent, pirouettent, virevoltent - et font du surplace. Ils avancent sans avances, tournent sur eux-mêmes et autour d’eux mêmes, dépensent une folle énergie à vide, jouent pour jouer comme pour s’empêcher de penser. Ils se livrent au mouvement rotatoire de la roue de carrousel sans sortir de leur confinement à l’intérieur du cadre dans le cadre qui constitue leur théâtre d’activités ludiques. Ils se donnent du mal pour se donner du plaisir sans se donner satisfaction. Leurs recréations ne les divertissent ni ne les égaient. Ils se démènent, comme tous les clowns et tous les hommes, pour masquer leur triste intuition. Celle du vide dans lequel ils risquent de basculer à chaque instant si jamais ils venaient à s’arrêter ou a mettre les deux pieds a terre. Ils sautent et s’agitent pour préserver un équilibre instable dont seule la mobilité perpétuelle garantit le maintien.

Le sol est ce carrelage géométrique aux motifs répétitifs synonyme de clôture, d’un système sans surprises aux contrastes alternes règles d’avance. Ils flottent au-dessus, dans un monde passéiste à la fois onirique et théâtral, enveloppes dans leurs amples costumes emberlificotes, telles de volumineuses coquilles textiles.

Entre le statisme carcéral du sol et des cadres, murs, cages, boites, etc., et le dynamisme sans fin des équilibristes, la sphère omniprésente fait fonction de transition ou de médiation. Globe, ballon, boule, planète, elle est la marque d’un sempiternel tourner-en-rond, d’une cyclicité sans finalité ni fin.

Ils sont deux ou trois, et pourtant ils sont un. C’est le même dédouble, la succession de ses actes se faisant fausse simultanéité: l’un observe le ciel, l’autre inscrit les observations. La multiplicité et la convivialité ne sont qu’un leurre. Malgré l’alternance qui crée l’illusion du différent, il n’y a jamais que de l’identique, il n’y a que la solitude du solitaire confronte a lui-même, a sa propre image inversée. C’est pourquoi l’ego et l’alter ego, l’un et le double ne se regardent ni ne nous regardent. Cloitres en eux-mêmes sans possibilité de communication, leurs regards divergent a jamais.

Ce monde d’identités géométriques et humaines ne pouvait qu’aboutir a l’automatisme robotique d’un mécanisme a remontoir au mouvement indéfiniment recommence ou recommençable, telles les trois voltes d’une ballerine de boite a musique. Voici accomplie la figure de l’alternance et de la cyclicité: le vivant alterne avec le mécanique, la vie avec la mort. Le subterfuge illusoire du dédoublement et de l’agitation ne protégera personne de l’ultime conscience de sa condition: la mortalité. Seul l’automate s’en fiche et perdure.

Article de press: Le carrousel du monde de Silwan Ibrahim
L’Orient le jour – Jeudi 15 Mars 2007

Une série de toiles grand format sont affichées à la galerie Aïda Cherfan, jusqu’au 30 mars. Elles sont l’œuvre de Silwan Ibrahim et illustrent un univers onirique peuplé d’élucubrations à la fois statiques et dynamiques.

Ils sont fixés sur la toile, ancrés dans sa texture, ses teintes et son cadre. Mais ils ne tardent pas à l’envoler vers des espaces plus vastes et plus libres. Ils flottent tels des Arlequin sans leurs Colombine, des derviches tourneurs à tarbouches, ou des marionnettes libérées de leurs ficelles. Ces personnages appartenant au monde de Silwan Ibrahim ne sont que des médiums entre l’œuvre et le regard.

Véritables archétypes nés de l’imagination de l’artiste et semblant sortir de l’époque médiévale, ils enveloppent la toile de leurs somptueuses étoffes. Ils ne revendiquent cependant aucune origine, ni orientale ni occidentale.

Par des couleurs fortes et par l’invasion dynamique des personnages sur ces toiles grand format, l’artiste est parvenu à recréer un univers fantastique, à l’imaginaire débridé. Peuplé d’échiquiers, comme pour évoquer le jeu et le loisir, de figures géométriques carcérales, son espace ressemble à un grand théâtre où les caractères s’amusent à reproduire le monde. Avec les pans de leurs vêtements rouge et or, ils ouvrent les rideaux de la scène, laissant entrevoir le plus beau spectacle du monde : la vie. Une vie que l’artiste désire parfaite comme ce beau cercle lisse, image parfaite de la mappemonde, libérée de toute contrainte malgré les échasses qui fixent les personnages au sol.

Ouvrant des fenêtres qui se multiplient à l’infini, Ibrahim invite le regard à explorer la toile, à y entrer. La grande roue, Le palais mécanique, Les marionnettes sont autant de sujets qui semblent ludiques à prime abord mais qui débouchent finalement vers un questionnement plus grave. Et si l’on s’avise à demander à l’artiste laquelle de ces toiles préfère-t-il, il répond en souriant, de ce sourire légèrement énigmatique : « C’est celle que j’ai encore dans la tête et qui n’a pas vu le jour. »
C.K.

Silwan's enchanted universe - Aishti Magazine by Kaelen Wilson-Goldie

In Silwan Ibrahim’s painting “ La fête Enchantée,” for stylized figures dance across a shallow picture plane laid out like a chess board that is either embedded in a marble tabletop of balanced against a churning sea. Wearing voluminous costumes of expertly draped cream-colored cloth, the figures brandish such instruments as trumpets and drums. One steps nimbly on a red sphere, holding a white string delicately between thumb and forefinger, another red sphere floating behind him in the sape of a symbolic balloon.

With its jubilant, fantastic, carnivalesque atmosphere compressed into flat space, “La Fête Enchantée” is typical of Silwan’s style. His paintings collapse the milieus of a court, a castle, a circus and a celebration into a singular vision that is neither of this world nor of any other already imagined. His work flirts with elements of fairy tale and folk tale. It seems to reference the fashions and social conventions of bygone eras. It also seems to spring from existing literary genres of picaresque fantasy. Yet as Silwan tells it, his figures, particularly his affinity for painting musicians, moment and dance, stem solely from the world of his dreams, “maybe from another life, “he says”, from deep memories, from collective memories. Very often these scenes come during a period of meditation, always with sarcasm, always with humor.”

Silwan was born in Beirut in 1964. Once when he was young and on holiday, his parents bought him a box set of oil paints and from that moment on, he spent most of his childhood paining and reading. When he reached university, he studied architecture for three years before switching to fine art, graduating from the Lebanese University’s National Institute of Fine Art. He has always lived in Lebanon, but more to the point, he says, he has “always lived in art”.

“He lives with his painting,” explains Aida Cherfan, the Beirut gallery owner who has been working with Silwan for the past five years. “He doesn’t dissociate painting from living. His community, “she adds,” are the people he draws.”

Although he has shown his painting in group exhibitions both nationally and internationally, Silwan doesn’t do gallery shows proper. He doesn’t produce a body of work on a deadline and then open an exhibition to the public. That said, his work sells well through the gallery, an arrangement.

that allows him to work in peace without outside interference. (He doesn’t allow collectors to visit his studio either, preferring the neutral space of Cherfan’s galleries in Downtown Beirut and Antelias as viewing platforms.) He says he doesn’t like the pressure. Of his prestige as an artist, he says, “it should simmer. That way, it will end with an excellent result”.

Though he perfected oil paints as a child, Silwan later switched to acrylics because they dry faster and the colors are more secure. “I feel it is safer”, he says. “I think oils are more noble. It took time to adjust. I needed experience to get the results that I wanted.”

Silwan’s early interests – in painting, reading and architecture – are all evident in his mature works. Some of his paintings are meditations on color. Others suggest literary narrative with vizers and court jesters. Others still evince a deep interest in space and structure – the exaggerated chessboard, distance castles, a crystal box like an imaginary world confined in a wind-up toy, key and all. His imagery is playful, yet underpinned with philosophical ideas and a hint of political critique. Who are the kings of these castles? Whose arrival or indeed whose demise are these musicians heralding? And why do these worlds, joyous as they may be, appear so squeezed in space, so preciously airtight, as if they may burst at any moment like an over-inflated balloon? The longer one looks at Silwan’s paintings, the more fragmented they appear. The ecstasy of his figures’ upturned faces and the gracefulness of their splayed limbs give his paintings a sense of movement, but that movement seems to be necessarily buoyant, bouncing along surfaces that threaten darkly to break apart.

What holds Silwan’s oeuvre together is his deep affection for music. He has painted numerous scenes of musicians, one riffing on Picasso with a composition titled “Three Musicians” that in fact features only two. “in all the world,” he explains, “music means sound. All the world communicated with sound, and vision,” he adds, “which is the image.”

Silwan’s work flirts with elements of fairy tale and folk tale. It seems to reference the fashions and social conventions of bygone eras.

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Contact: joey-2000@hotmail.com
Physical address: Fanar Beirut Lebanon - Phone: 961 1 897197

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