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Peintures Murales dans les Eglises Maronites Médiévales par Youhanna Sader Oam
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Lire aussi:
Restauration des peintures murales de l’église médiévale St Théodore de Behdaidat 2013

Lorsqu'on parle de la venue des Croisés en Orient. Chacun pense à cette longue épopée, aux fortunes diverses, que furent les tentatives de libérer les Lieux Saints de Palestine. On évoque aussi parfois les splendeurs des Rois Chevaliers en ce cadre fascinant de l’Orient.

Mais on pense moins aux chrétiens orientaux que les Croisés ont rencontrés en arrivant sur les plages de la méditerranée. Héritiers des premières communautés chrétiennes du temps des Actes des Actes des Apôtres, ils avaient, les premiers, subi le choc de l’Islam. Réfugiés dans les montagnes du Liban et d’Asie-Mineure, accrochés à leur Foi, regroupés autour de leurs prêtres, ils étaient restés fervents et fiers, malgré les persécutions et les humiliations.

A l’arrivée des Croisés, une fois habitués à leur présence, ils leur prêtèrent main forte. Bien plus quand vint le temps de la défaite, ils purent leur offrir l’hospitalité dans leurs montagnes. Vivant la même foi, ils les accueillirent dans leurs églises.

J’ai eu le privilège, au cours d’un récent séjour au Liban, de rencontrer le P. Yohanna Sader. Grâce à lui, j’ai pu découvrir d’admirables églises maronites qui sont, dans leur structure architecturale et les vestiges des fresques qui les décoraient, les témoins de ce passé. Avec lui, j’ai admiré le mystère de ces humbles monuments: à l’extérieur, ils sont intégrés dans le paysage de la montagne par leur matériau et par leur forme cubique qui les rend semblables aux autres maisons anciennes du village ; à l’intérieur, l’espace est tellement bien aménagé qu’on est saisi par l’ampleur et l’invitation à la prière.

Et l’on découvre les traces de l’influence des Croisés dans l’architecture et la décoration iconographique de ces églises maronites. Cela ouvre toute une perspective sur le vécu chrétien entre Orientaux et Latins dans l’expression d’une même Foi.

Merci chaleureux et fraternel au P. Yohanna Sader de m’avoir permis de mieux connaître cet aspect de son beau pays , le Liban.

Fr. Hubert Delesty o.f.m. cap.

Introduction

Lorsque, vers 1965, le service des Antiquités libanaises commença à s’intéresser à la restauration des anciennes églises dans les Villages de la montagne, il attira l’attention du public sur l’existence d’un grand nombre de fresques dans les églises de Bahdîdat. M’âd et Eddé Al-Batroun. Les Libanais ne se doutaient pas alors de l’importance de ce patrimoine, car il n’y avait pas dans le pays de spécialistes versés dans l’histoire de l’Art Chrétien, capables de faire des investigations sur l’origine de ces fresques, ou d’en étudier les thèmes et la signification.

A notre retour de l’Université de Louvain, ces fresques attirèrent notre attention, et trois ans durant, nous les étudiâmes assidûment et sur place. Le professeur Kalayan, alors Ingénieur du Service des Antiquités Libanaises nous secondait dans cette tâche. Durant toute cette période, nous suivîmes de près tout ce qui avait trait à l’activité archéologique, tout en nous adonnant à la lecture des ouvrages d’histoire qui font allusion à ces églises et aux fresques qui s’y trouvent. Il convient de noter d’ailleurs, que la plupart de ces ouvrages sont l’œuvre d’Orientalistes. Nous avons remarqué que les opinions sur le style de ces fresques et leur origine sont divergentes, et que certaines d’entre elles émanent de jugements hâtifs qui ne se fondent pas sur des études scientifiques suffisamment approfondies. Jusqu’alors, personne n’avait officiellement écrit, ou publié quoi que ce soit à ce sujet. Aussi nous sommes nous assigné pour tâche de mener à bien ces recherches, de mettre en évidence l’importance de ces fresques et de les étudier en détail.

Les découvertes réalisées ultérieurement par le Service des antiquités libanaises dans ces mêmes églises et dans d’autres vieilles églises enfouies sous terre, tant à Beyrouth que dans les provinces Libanaises, nous ont éclairé sur des points, ces découvertes ont mis en évidence les peintures désignées, nous autorisant à remettre en question les points de vue traditionnels adoptés jusqu’alors dans l’étude de ces fresques.

Nous avons appliqué à ces dernières, la méthode scientifique, relative à l’histoire de l’iconographie chrétienne.

Après avoir minutieusement noté tous les détails concernant les thèmes et le style de ces fresques, nous nous sommes mis à la recherche de leurs origines, Nous avons passé au crible de la discussion les jugements déjà émis quant à leur histoire et à l’identité de leurs auteurs. Puis, fort des arguments dont nous disposions, nous nous prononçâmes en faveur de ce qui nous semblait être proche de la vérité.

L’étude de la technique d’exécution et des moyens mis en œuvre pour la réaliser, est susceptible de nous aider à mieux comprendre ces fresques et à nous éclairer sur leurs origines.

Premier Chapitre
Peintures Murales

Bahdîdat

Bahdîdat est un petit village libanais situé à 550 m. d’altitude au nord-est de Byblos (Jbeil) et à 47 Km. On y trouve une vieille chapelle maronite de forme rectangulaire, mesurant 17 mètres de long sur 7 mètre de large, construite en pierre de provenance locale. Cette construction ne présente aucun raffinement et aucun artifice architectonique. Elle est orientée, et son unique entrée mène à un vestibule donnant sur la mer, à travers une arcade oriental. De l’intérieur, la chapelle est voûtée. Elle est dédiée à Saint Théodore.

Son abside est en forme de cintre, au-dessus duquel et juste au centre, se trouve une petite lucarne rectangulaire donnant sur l’est. L’autel de pierre, de forme carrée est posé sur un socle de pierre portant une inscription grecque devenue aujourd’hui illisible. Il occupe la position centrale de l’abside, et se trouve à une certaine distance du mur.


L'abside

L’abside est couverte d’un ensemble de peintures murales qui relate l’histoire du salut. Celle-ci se manifeste ici en plusieurs thèmes que l’Eglise orientale a pour habitude, depuis la fin du IVème siècle ou le début du Vème siècle de traduire picturalement. Le plus important document dont on dispose à ce sujet, est l’épître adressée en l’an 451 par Saint Nilus au gouverneur romain Olympiodor, et qui fut lue au IIème Concile de Nycée en 787.

L’histoire du salut, telle qu’elle apparût dans les peintures de l’église de Bahdîdat, se divise en deux étapes : l’Ancien Testament et le Nouveau Testament.

1- L’Ancien Testament – Les peintures qui le figurent occupent généralement l’arc du cintre, sur un fond vert où prédomine le sombre, et sont disposées selon l’ordre suivant: à gauche de la lucarne qui existait à l’origine dans la construction, on aperçoit la tête nimbée d’Abraham à la chevelure blanche et touffue, au visage muni d’une longue barbe blanche et de longues moustaches. Abraham est tourné vers la Main divine émergeant de la lucarne et entouré de petites étoiles qui symbolisent l’orbite céleste ; il est vêtu d’une longue tunique dont les détails se perdent dans la détérioration des couleurs du cintre, abîmées par l’humidité.

En bas, verticalement au- dessous d’Abraham, apparaît Isaac sous l’aspect d’un enfant aux cheveux longs et noirs, portant dans sa main droite un couteau de couleur blanche. Dans ses yeux qui regardent vers le lointain, se lisent la peur et la détresse.

Près de la tête de l’enfant du côté gauche, est dessiné un grand cercle de couleur brune à l’intérieur duquel on aperçoit une forme plus ou moins semblable à un visage humain; c’est la lune symbole de la nuit.

Derrière les personnages d’Abraham et d’Isaac apparaît l’agneau de substitution. S’il se trouve placé à un niveau différent de celui des personnages, c’est à cause de l’exiguïté de l’espace disponible de l’arcade du cintre.

A droite, on voit un visage qui faisant face à celui d’Abraham c’est celui d’un jeune homme imberbe, aux cheveux noirs et courts, tourné du côté d’un parchemin déplié que lui tend la Main divine. Il paraît extrêmement intéressé par ce don: c’est Moïse qui reçoit les Tables de la Loi. Verticalement au-dessous de la Main divine se trouve un autre cercle opposé au premier et qui encadre un visage éclatant de clarté; ce cercle représente le soleil. Entre le soleil et la lune et juste en bas de la lucarne, figure un cercle jaune décoré de pierres précieuses. La peinture qui se trouvait à l’intérieur est complètement effacée. Elle devait à l’origine, représenter la Main divine qui donne à Jésus le pouvoir de juger les vivants et les morts. Pareil thème figure dans la voûte de l’église romane de Berzé-la-Ville en Bourgogne.


Trois Chirophanies, Abraham, Isaac, Moïse, le soleil et la lune

Avec cet ensemble se terminent les peintures des figures de l’Ancien Testament annonciateur du Nouveau Testament, selon l’ordre du Plan divin.

>>SUITE<<

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