Bible
& Phoenicia Code - Mourane: Je dédie ce livre aux artisans
de la Bible, nos ancêtres les Phéniciens ; ils sont
les pères du peuple maronite fondateur du Liban actuel mais
aussi son martyr. Tous droits réservés pour tous pays
© Copyright MOURANE
L'apport
de la mythologie Mésopotamienne est indéniable dans
la phase initiale de la Bible par ses contes, légendes et
épopées. Ceci demeure du domaine de l'adaptation et
d'une participation minime à l'élaboration du monothéisme,
en deçà de notre espérance.
C'est le PHOENICIA CODE qui alimenta l'inspiration de l'écriture
sainte. Mis à part l'alphabet, la Phénicie investit
la Bible de ses dogmes : la Trinité, la résurrection
et l'eucharistie dans le sacrifice humain. Cet impact est même
perceptible dans le Coran, troisième testament de la Bible.
Le Christ Emmanuel est l'aboutissement du culte d'EL, le Dieu Suprême.
Bible
& Parole
Au
commencement Dieu était le verbe, la parole.
Jean
1 / 1 Entête, lui, le logos et le logos, lui, pour Elohîms,
et le logos, lui, Elohîms.
Il
dote Adam du pouvoir de la parole et lui demande de nommer les choses
par leur nom. Contrairement aux dieux païens à jamais
muets, c'est la force des mots et des convictions qui s'exprime.
C'est la parole de vie et le mot qui tue.
La réalité que nous subissons depuis des décennies
est grandement liée au message biblique et coranique. Toute
philosophie n'ayant pas l'assise spirituelle ni la force de la parole
s'est effritée avec le temps à l'image de l'effondrement
des systèmes totalitaires.
Dieu nous a tout créé y compris l'oubli, il ne faudrait
pourtant pas l'oublier ; ceci suscite tout l'intérêt
du sujet.

Prêtre en célébration Carthage
Le
monde
L'humanité
victime de violence, de racisme, de terrorisme, de guerre, de ségrégation
envers les minorités et les femmes, nous invite à
reconsidérer l'ordre établi. Partant de ce principe,
nous scrutons un monde héritier de traditions qu'il faut
bousculer pour clarifier et comprendre. Mieux vaut s'agiter dans
le doute que de se berner dans l'erreur !
La gouvernance des hommes diverge à l'heure actuelle entre
démocratie et totalitarisme, laïcité et religiosité;
la religion serait-elle la solution du monde ou l'origine de son
déchirement ?
Surpeuplée, la terre fléchie sous des milliards d'hommes,
une démographie galopante jusqu'où? C'est une inconnue
tangible et cruellement angoissante au vu de la pollution, de la
famine, des épidémies et des ressources limitées
de la planète qui régulent l'humanité. Le progrès
rédempteur n'est pas pour autant régulateur, ce paramètre
ne relève de la conscience de l'homme que par ses entreprises
de guerre. Cette variante démographique explosive peut potentiellement
prendre les convictions religieuses comme prétexte.
Beaucoup d'analystes attribuent les conflits à la défaillance
des systèmes économiques, pourtant il est simpliste
de lui imputer l'hégémonie du facteur déclenchant
bien que les retombées économiques soient une conséquence
régulière de ces confrontations.
Les
religions du Livre
L'universalité
de l'appartenance religieuse prévaut sur la fibre patriotique.
Tout comme l'expansion islamique, les croisades en sont des preuves
irréfutables réunissant ainsi des nations disparates
au service d'un idéal religieux.
Il nous est devenu familier de vivre des événements
violents et inattendus qui puisent leur origine dans des concepts
fanatiques de tous bords, ce ne sont pas les exemples qui manquent,
hélas !
En plein XVe siècle de son existence et selon les critères
de l'évolution, la recrudescence du fanatisme islamique est
interprétée comme passage obligé que la chrétienté
a connu. C'est une hypothèse complètement erronée
qui prêche un utopique espoir d'apaisement par l'évolution
et par l'interprétation amadouée de la Bible et du
Coran.
La création de l'état d'Israël en 1948, sur les
mêmes territoires qu'il y a quelques millénaires, fournit
la démonstration éloquente de cette hypothèse:
rien n'y changera quoi que ce soit avec le temps. Le moyen âge
de la Tora remonte à 45 siècles révolus qui
n'ont nullement entamé la détermination du retour
à la terre promise.
La révélation coranique est de même nature que
l'Ancien Testament, la parole divine y est adressée directement
à l'homme à travers les prophètes. Toute interprétation
fantaisiste ou révisionniste serait apostasie et profanation.
L'idée d'une prescription ou d'une évolution rédemptrice
devient caduque. D'ailleurs, l'intégrisme est l'apanage d'universitaires
intégrés de longue date au monde libre. La vocation
universelle de l'islam et sa conception déterministe font
de lui une fatalité incontournable qui pèsera inéluctablement
sur l'humanité.

Prêtre donnant la communion du pain et du vin louvre
Les
origines
Pères
de l'alphabet, les Phéniciens nous laissent perplexes par
le manque d’un patrimoine écrit comparé à l’œuvre
philosophique grecque. Si le principe grec est basé sur l'homme,
la philosophie phénicienne est fondée sur le dieu
EL. En fait, la nécessité de matérialiser la
doctrine d’EL n'était pas absolue. Par la recherche, on la
trouve jalousement gardée par les conservateurs de la Tora
dont ils sont les dépositaires depuis la nuit des temps.
Les origines et les dogmes des trois religions déistes ont
largement puisé leur fondement dans les pratiques «
Elistes » phéniciennes au point de pouvoir appeler
l'Ancien Testament par le culte phénicien d’EL.
Tout au long de ce traité, on tentera d'étayer cette
thèse dans le but de réconcilier les religions bibliques.
Le retour à l'esprit phénicien peut créer un
milieu favorable à la communion des principes déistes;
à défaut l'homme devrait chercher sa solution ailleurs
que dans ce monde.
Paroles
de Dieu
Dieu
est expert en langues sémitiques, renonçant définitivement
à l'anglais ! Au début, Il s’adressa au peuple élu
en hébreu, toutefois Il avait du mal à l'écrire.
Il a dû attendre l'invention de l'alphabet phénicien
pour rédiger ses dix commandements. Entre-temps, le Christ
parle couramment l'araméen et n'éprouve aucune difficulté
au cours de ses excursions en Phénicie à Tyr et à
Sidon.
Plus
tard, on apprendra par postulat coranique que la langue officielle
du paradis est l'arabe littéraire. En pratique, toutes les
langues ont évolué selon la nécessité
de l'usage mis à part l’arabe qui doit se conformer au parler
divin jusqu'à la fin des temps.
Voici
un aperçu du cheminement de la parole de Dieu dans le répertoire
sémitique qui illustre bien le style d'interrogations nécessitant
des réponses conséquentes. A travers « Bible
et Dieu » nous partons à sa rencontre pour mieux faire
sa connaissance.
Si
la sainte écriture fut partiellement inspirée, imprégnée
ou influencée par son environnement de l'Égypte à
la Mésopotamie, rien n'empêche de relativiser sa dogmatique
rigide et d’enclencher la permissivité entre les religions
sans spolier leur identité respective. Le jour où
les doctrines opposeront la morale au littéral, tout fanatisme
deviendra ridicule.
Bible
et Dieu
DIEU
Dieu
n'existe pas ! Nous avons parcouru la Bible à sa recherche
sans jamais le rencontrer, pas plus que GOD ou ALLAH. Une pure invention
dans les billions de bibles qui circulent depuis des siècles.
Un leurre déroutant de la Septante l'ayant substitué,
à bon ou mauvais escient, par Theos et de la Vulgate ce faisant
par Deus. Il n'est jamais question de Dieu dans la bible, de quoi
perdre son latin !
Fort heureusement, la méthodologie moderne nous offre une
traduction rigoureuse (La Bible Chouraqui) qui permet d'assainir
cette anomalie au prix d'une brute fidélité à
la grammaire sémitique. Par souci d'intégrité,
nous adopterons cette version au détriment des autres.
Bien que les désignations bibliques correspondent souvent
aux qualificatifs du divin, les vrais noms de Dieu se résument
à Elohim, EL, Yahvé et Adonaï.
Elohim
XXXXe -- XVIIIe siècle av. J.-C.
Ge
1/ 1.ENTÊTE Elohîms créait les ciels et la terre,
Elohim,
pluriel d’EL, est le créateur équitable et distant
qui disparaît après la création. Il est le Dieu
de la parole par excellence, il crée par la parole sans toutefois
établir de dialogue avec l'homme. Elohim est le Dieu des
patriarches d’Adam à Isaac. Étant lui-même
un nom pluriel d'origine phénicienne, il a été
victime de polythéisme au dam des anciens qui devaient le
partager avec les peuples voisins.
EL
XVIIIe -- XIIIe siècle av. J.-.
Si
l'on reproche à Elohim d'être le nom générique
de la divinité, ce qui suit met bien en exergue le vrai nom
du Dieu de la bible : EL. Le culte d’EL, Dieu unique, a été
épuré et consacré par Jacob. EL est le Dieu
du quotidien à visage humain, il a été le captif
de Jacob durant le combat nocturne et a fini par pactiser avec lui
en le baptisant Isra-EL.
Genèse
: 32 / 29. Il dit: «Ton nom ne se dira plus Ia‘acob, mais
Israël Lutteur d’Él : oui, tu as lutté avec Elohîms
et avec les hommes, et tu as pu.»
Le premier autel dressé par Jacob était le (Beth-EL
: maison d’EL), Le dernier autel était nommé : EL
Dieu d’Israël.
Genèse
: 33 /20. Il poste là un autel et le crie: « Él
Elohîms d’Israël. » EL Dieu d’Israël.
On
pouvait l'appeler directement en se l'appropriant: Eli, Eli (mon
Dieu, mon Dieu), Adonaï & Eli (Monseigneur et Dieu). En
suffixe, son nom entre en communion avec les personnes et les lieux
EL-ohim
: pluriel de EL (hébreu)
EL-oim : pluriel de EL (Phénicien)
EL-SHADDAÏ : El le tout-puissant
EL-ROÏ : EL Dieu de vision
EL-ELYON : El Dieu Très-Haut
Gabri-EL : force de EL
Micha-EL : ressemblant à EL
Isma-EL : écoute de EL
Isaac-EL : sourire de EL
Israe-EL : captiver EL
Samu-EL : nom de EL
Rapha-EL : guérison de EL
Dani-EL : justice de EL
Beth-EL : maison de EL
Carm-EL : jardin de EL
Ezéchie-EL : renfort de EL
Emanu-EL : avec nous EL
EL-ie : EL mien
ELi-azar : EL mon secour
Yahvé
XIIIe siècle av. J.-C.
Yahvé
se révéla à Moïse pendant l'exode. A posteriori,
Il fut adapté à la genèse lors de la rédaction
du Pentateuque.
Yahvé : le tétragramme sacré YHVH est une succession
de quatre consonnes imprononçables. Par respect, le lecteur
de la Tora s’incline devant son nom et lit « Adonaï :
mon Adon » ou dit « barokh ha schem : béni soit
le nom ». Cet usage séculaire, grevé de maintes
déportations, a fait perdre à jamais les accents (les
voyelles mineures) de la prononciation correcte du nom : IHVH, YHVH,
YAHVE, YAHWEH, YEHOWEH, JEOVAH etc.
Yahvé
adore parler, Adam parle aussi. Yahvé est la parole vivante
par opposition au mutisme des divinités païennes. Yahvé
est pragmatique et autoritaire, il ne cesse de faire des reproches
aux hommes et de leur intimer des ordres. Il réunit les quatre
éléments : l'eau et la terre (la glaise) pour moduler
Adam, l'air (le souffle) pour lui donner vie et le feu (l’esprit)
pour le doter de la conscience. Pour créer Eve il lui fallut
la côte d'Adam.
Yahvé est l’exclusivité de la Tora : Dieu des armées,
jaloux, vengeur, punitif, apocalyptique. Yahvé règne
de force sur l'homme et ce dernier l'adore par peur. Il arrive même
à Yahvé de se repentir des torts qu’il inflige par
ses violences physiques, chimiques, soniques (Jéricho) et
ioniques (Sodome & Gomorrhe). On le surprend en flagrant délit
de guerre bactériologique qui lui donne d'autres remords.
2
Samuel Chapitre 24 / 15. IHVH-Adonaï donne la peste en Israël,
Dès le matin et jusqu’au temps du rendez-vous. Il meurt parmi
le peuple, de Dân à Beér Shèba‘, soixante-dix
mille hommes.
16.
Le messager lance sa main contre Ieroushalaîm pour la détruire.
IHVH-Adonaï réconforte dans le malheur. Il dit au messager,
destructeur du peuple: «Assez ! Maintenant, relâche
ta main.»
De
crainte, on ne prononce pas son nom et on l'appelle Adonaï
: Monseigneur. Ainsi, Adonaï est le surnom proprement dit de
Yahvé, on ne formule jamais Adonaï Elohim. Logiquement,
on aurait dû l’invoquer directement par Elohim, par EL, par
Adon, par Yahvé, par la Trinité ou par Allah comme
on dirait par Zeus ou Jupiter.
Chez les Phéniciens, il était d'usage de prêter
à Dieu un surnom générique, le nom spécifique
étant réservé aux initiés afin de ne
pas le déranger à tout moment et l'assujettir à
volonté. Pour cela on signe la prière par le nom de
Dieu :
Au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit,
Au nom de Allah, le Clément et le Miséricordieux,
Que ton nom soit sanctifié
Béni soit le nom du Seigneur : barokh ha schem
Son nom est tout simplement EL.
Baal
& Adon
Osé 2:18 …tu ne me crieras
plus: « Mon Ba‘al, mon maître. »
19. J’écarterai les noms des Ba‘al de ta bouche; ils ne seront
plus rappelés par leurs noms.
La Bible rappelle en Israël
la pérennité du culte de Baal contre lequel le prophète
Eli s'est soulevé au Mont Carmel et qui a perduré
en Arabie jusqu'au VIIe siècle après J.-C..
Sourate 37 : SAFFAT (Les RANGéES)
125. Invoquerez-vous Baal et délaisserez-vous le Meilleur
des créateurs,
Par Athalie de Sidon, reine de Judée,
le culte d’Adon atteint Jérusalem et réunit dans sa
province la confrérie des vierges et la congrégation
des pleureuses. Adon, dieu de la beauté et de la résurrection,
prêta à Yahvé son pseudonyme Adonaï : mon
seigneur, Adon en Phénicien et Adonis en grec.
Il est d'usage dans les langues sémitiques de conjuguer la
divinité dans la composition des noms propres des personnes
ou des lieux afin de les mettre sous la protection divine. Jusqu'à
nos jours nous trouvons une multitude de villes qui portent le nom
d’EL, Baal et Adon.
| EL
|
Baal |
| Carm-EL
|
Baal-bek |
| Joub-EL
|
Baal-Echmoun |
| Haqu-EL
|
Baal-shemai |
| Majd-EL
|
Baal-mey |
| Jebë-EL
|
Hanni-Baal |
| Sebë-EL
|
|
| Herm-EL |
ADON |
| Hraj-EL |
|
| Jerna-EL
|
Adon-is |
| Kerna-EL
|
Adon-aî |
| Teena'EL
|
Adon-ias |
| Saadna-EL
|
Adon-im |
| Aïndraf-EL
|
Bd-Adon |
Cette
même conjugaison est courante en arabe : Abd-Allah, Choucr-Allah,
Hezb-Allah, et en grec : Théodore ou Théophile.
Avec
Emmanu-EL Jésus-Christ, Dieu devient le paternel : Dieu le
père. Il nous invite à s'adresser directement à
lui dans le Pater Noster : Notre Père. La dernière
supplication d’Emmanuel sur la croix était à l'adresse
de son père EL.
Mt
27 / 46 «Éli, Éli lama sabaqtani?» EL
mien, EL mien, pourquoi m'as-tu abandonné ?
Elohim,
EL, Yahvé surnommé Adonaï, sont les quatre appellations
divines, Yahvé n'étant jamais prononcé, force
est de constater que les trois noms d'invocation de Dieu viennent
exclusivement de la Phénicie : du PHŒNICIA CODE. A défaut
d'une supputation savante ou d'une maîtrise de l'hébreu,
on passe facilement à côté de la vérité,
les traductions l'ayant habilement occulté sous la désignation
générique de Dieu.
L'invocation
du nom divin se fait donc sous deux déclinaisons principales
: EL et Yahvé dont l’approche du genre humain est totalement
distincte. Yahvé est exclusivement juif. Plus universel,
EL est commun aux croyances du berceau du déisme : il part
de Byblos avec l'alphabet qui lui permet de transmettre sa bonne
parole aux peuples ayant épousé sa foi et adopté
sa doctrine d'amitié et de tolérance. Avec l’amour
et le pardon, Emmanuel incarne cette finalité par excellence.
EL
est éternel, universel, simple, son amour et sa bonté
le rendent à la portée des modestes et des humbles.
Son bon sens le met à l'abri de théologies complexes
targuées d’interdits pour mieux assujettir les fidèles.
La
foi en Emmanuel est un choix responsable et délibéré
sans contrainte de guerre des dieux, du Jihad. EL est liberté,
son appel est limpide accessible et universel, pas de peuple élu
ni exclu.
Ayant
clairement distingué EL de Yahvé par le nom et la
personnalité, il nous est nécessaire d'évaluer
leur impact respectif dans le processus de la création dans
«Bible et Genèse».
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Suite du livre - Seconde page -
One
Art Articles - Main
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