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Revoir la première page: L’art contemporain au Liban, Edouard Lahoud, Dar El Machreq Editeurs, Beyrouth

L’art contemporain

Après la première guerre mondiale, apparaît sur la scène une nouvelle génération d’artistes Libanais qui manifestent une plus grande liberté que leurs aînés. Les chefs de file de cette génération sont Mustapha Farroukh, César Gemayel, Omar Onsi, Saliba Douaihy et Rachid Wehbi. A l’exemple de leurs prédécesseurs de la deuxième génération, ces artistes commencent leur carrière par un séjour à l’étranger pour y apprendre les principes du dessin et assimiler une technique. A cette même époque, on assiste à l’essor tumultueux et bouillonnant des nouvelles écoles occidentales nées du choc profond qu’a fait subir la première Guerre mondiale à la société occidentale. Il faut néanmoins souligner que l’influence de prédécesseurs, tels que Corm, Serour, Saleeby qui ont guidé les premiers pas des artistes de la troisième génération, a épargné à ces derniers le danger d’une crise d’identité et d’une coupure d’avec leur milieu.

En fait c’étaient des étudiants mais non des artistes au goût et à la mode du jour, ni des gens qui cherchent à s’occuper pour éviter l’oisiveté. A leur époque l’art n’était pas encore à la portée de tous ; il restait confiné dans les lieux de culte et les palais, et les artistes de la troisième génération étaient pour la plupart étrangers à ce milieu.

Ainsi Farroukh, du quartier de Basta Tahta, est né et grandi dans une famille dont le père illettré travaillait à l’entretien des ustensiles de cuivre. Les exigences de son métier l’obligeaient à passer le plus clair de son temps en tournées dans les villages avoisinants.

César Gemayel cassait les cailloux sur les routes de la montagne et étudiait comme il pouvait pour devenir pharmacien. Mais sa vocation de peintre était plus forte et pour elle il quitte tout.
Rachid Wehbi, fils d’instituteur, passionné par l’art, vend sa modeste part de la maison paternelle pour se consacrer à l’unique objet de sa passion. Il y aurait beaucoup à dire sur la vie de privations qu’ils ont menée, sur leur acharnement à se perfectionner dans le métier. Nous nous contenterons de dire ici qu’en dépit d’une légère aquosité artificielle qui parfois affecte le coloris de leurs tableaux, ces artistes de la troisième génération ont créé à leurs heures de grande inspiration des œuvres qui sont dans la ligne la plus pure des grands maîtres. Ces œuvres, comme celles des grands pionniers, s’enracinent dans leur milieu authentique. En représentant des paysages typiquement libanais, des scènes de la vie libanaise, les maisons rurales de chez nous, nos costumes nationaux et les scènes de l’histoire libanaise et arabe, ces artistes ont grandement contribué à l’éveil du sentiment national dans notre histoire récente.
Ici une précision s’impose à propos de Saliba Douaihy et de César Gemayel. Le premier, bien qu’ayant inauguré sa carrière par la décoration de l’église patriarcale de Dimane et la peinture des villageoises et des montagnards, se déprend sans tarder de tout cela (1950) pour se lancer dans l’expérience complexe de l’art informel.

César Gemayel, montagnard lui aussi, et créateur de la toile historique «La bataille d’Anjar», adopte, pour peindre la nature, un style poético subjectif qui oblitère chez lui les authentiques de milieu. Comme Saleeby il s’adonne finalement au portrait et peint un grand nombre de nus.
Ceux qui en fait se sont consacrés à peindre les paysages de la côte et de la montagne libanaise, ce sont les artistes beyrouthins : Farroukh, Wehbi, Onsi. Ils ont laissé aux générations futures des tableaux oû ils ont peint amoureusement chaque colline, chaque maison, chaque pierre ou arbre du paysage libanais, Images du Liban rural qui en restituant fidèlement le cadre géographique, évoquent le Liban d’autrefois, portraits d’autochtones au costume local si chargé de traditions et d’histoire.

Avec ces artistes dont le rôle a été de poursuivre l’œuvre de la renaissance artistique sur des bases nouvelles, l’enseignement de l’art fait son entrée dans les établissements scolaires (Sagesse, Makassed) et la culture artistique commence à se frayer un chemin dans le grand public. Car si les ateliers des peintres et sculpteurs des première et deuxième générations ont constitué comme un prélude à la naissance d’un art vigoureux et original, le point de départ effectif du mouvement se situe à l’époque de la troisième génération.

Ainsi, le 10 janvier 1923 est fondé le «Comité des amis des musées nationaux et des sites archéologiques» lors d’une réunion qui se tient à la bourse de Beyrouth; elle élit par la même occasion les membres du comité fondateur(8). Cette rencontre avait été préparée par un groupe d’anciens universitaires lors de réunions tenues dans la Grande Salle du Parlement. On y avait pris la décision d’œuvrer pour le pays en le préparant à prendre en main ses propres affaires dans tous les domaines, dés la fin du Mandat. Ce comité effectue toutes les démarches nécessaires pour recueillir l’argent et inciter les autorités compétentes à créer un musée où seraient rassemblées les richesses archéologiques du pays. Le comité remet l’argent collecté et le terrain au gouvernement qui y bâtit le musée. L’action des membres du comité pour encourager la sculpture et la peinture se borne à l’achat de tableaux et de statues pour orner leurs villas et leurs luxueuses résidences.

Les années 30 ont vu l’apport de nouveaux éléments qui ont puissamment contribué à populariser l’art dans le Liban d’aujourd’hui. Il y a d’abord la fondation en 1937 de l’Académie libanaise des Beaux-Arts qui attire aussitôt à elle à la fois les maîtres classiques et les modernes, libanais, français et italiens.

Cette fondation avait été précédée d’une série d’expositions encouragée de temps à autre par les autorités du Mandat français, désireuses de mettre en valeur l’aspect culturel et civilisateur de la politique française. En tout cas, quoi qu’il en soit des mobiles qui ont poussé à organiser ces expositions, Beyrouth se trouve alors au centre d’un mouvement culturel et artistique animé par des artistes et des amateurs libanais ou venus de France et d’autres pays.

Parmi les expositions ainsi organisées notons:

1- l’exposition de l’école des arts et métiers en 1931 à laquelle participe Rachid Wehbi ainsi que César Gemayel revenu de Paris avec un dessin au fusain qui représentait une femme nue. Dans le milieu conservateur de l’époque, cette œuvre suscita beaucoup de curiosité et plus d’une question indiscrète.
2- l’exposition de l’École des arts et métiers en 1932.
3- Les expositions du peintre français Georges Cyr venu au Liban en 1933 et établi à Aïn Mreyssé. Il a influencé nombre de peintres libanais de la jeune génération.
4- l’exposition du Saint-Georges organisée en 1934 par le journal «la Syrie». Y prennent part des artistes de la première génération comme Habib Serour et Philippe Mourani et de la deuxième génération tels que Moustapha Farroukh et Rachid Wehbi.
5- La grande exposition de 1936 dans les salons du Parlement.

Dans les années 40 avec son accession à l’indépendance, Le Liban a connu trois grandes expositions qui ont eu un retentissement considérable:

1- l’exposition de Dhour Choueir organisée en 1947 à l’occasion du premier congrès culturel arabe tenu à Beit Méry.
2- En 1949, l’exposition organisée dans le L’UNESCO à l’occasion du congrès que cette organisation internationale tient à Beyrouth cette année-là. Cette manifestation a été le point de départ des expositions officielles qui depuis lors s’y tiennent périodiquement.
3- En 1953, l’exposition de l’art libanais «L’oiseau autour du monde».

Et à la base de tout ce mouvement on trouve les artistes de la troisième génération(9). La carrière de ces peintres et sculpteurs s’est développée d’elle-même tout naturellement, sans à-coups, ni angoisse, ni vertige autodestructeur. Ce n’est pas son moindre mérite.

Avec le silence des canons, lorsque prend fin ce cataclysme de la deuxième guerre mondiale qui a sapé les fondements mêmes de toute vie artistique, apparaît au Liban une génération d’artistes qui a failli imiter le jeune artiste européen dans sa rupture radicale d’avec son passé. Au lendemain de la guerre, le «jeune art» en occident avait voulu être l’expression du drame existentiel de l’homme écartelé du 20e siècle et de son refus d’apporter son tribut à la guerre. C’est de ce refus passionné, de cette fureur contre tout ce qui est ancien que sont nés, après les deux guerres mondiales, des mouvements comme le dadaïsme, le surréalisme, le néo-cubisme et ce qu’on appellera bientôt l’art abstrait.

L’artiste libanais de la quatrième génération, qui n’a pas vécu le drame de ces artistes européens bien que gardant le contact avec eux ou subissant leur influence au Liban, avance dans le dédale de ces écoles sans y adhérer parce qu’elles n’ont rien à voir avec son problème personnel. Celui-ci est d’une autre nature. Jusqu'à présent les générations successives de Libanais étaient restées fidèles à leurs origines et puisaient dans leur patrimoine culturel de quoi fortifier leur confiance en eux-mêmes. Ce qu’ils attendaient de l’Occident c’était une aide pour les faire avancer dans la voie du progrès. Or voici que presque toute la génération d’après-guerre éprouve une sorte de déracinement et à l’impression d’être étrangère dans son propre pays !
Il n’y a là rien d’étonnant. La plupart de ces jeunes Libanais sont descendus de leur montagne pour se retrouver à la ville. A peine sortis de l’école du village, ils entrent à l’université. Après avoir étudié l’arabe dans «Majâni-l-adab» et «Kalila wa Dimna» et s’être frottés d’un peu de syriaque, ils se trouvent plongés dans l’étude de la littérature française et anglaise, de l’histoire de la philosophie et de la psychologie. Ils n’ignorent rien de Racine, de Shakespeare, de Verlaine et savent analyser la poésie symboliste de Baudelaire. Et voilà que, devant l’impossibilité de trouver du travail vu l’encombrement et le chômage qui sévissent dans les carrières juridiques et les autres branches non scientifiques, ils cherchent un refuge dans l’art. En fait il s’était produit une «cassure» entre leur culture étrangère et la situation réelle de leur société. Cela se traduisait par une coupure d’avec leur héritage culturel et leur pays. Ils s’égaraient, inconsciemment, dans des courants culturels et artistiques qui n’étaient en fait que des lubies, des engouements impulsifs, une envie d’imiter pour imiter. L’art prenait le visage d’un pur amusement culturel destiné à tuer le temps. C’est pourquoi, au début, les procédés de l’art occidental qui étaient passés dans l’art de beaucoup d’artistes de la quatrième génération apparurent sans vigueur et superficiels. Le cubisme, par exemple, n’avait rien du cubisme. Il n’était que prétexte pour distribuer des couleurs dans des figures géométriques. Le surréalisme n’était en rien l’expression de l’univers intellectuel de l’artiste, ni l’objectivation de sa vision mais plutôt un simple défilé de spectres!

Certains de ces artistes qui étaient entrés dans ce jeu «culturo-artistique» étaient plus des coloristes que des peintres. Cette situation bancale a tourné au drame chez certains. Ainsi Michel Mîr (1930-1970), après avoir vécu toute sa carrière aux prises avec la ligne et le dessin, a connu une fin lamentable(10).

La caractéristique de l’art de cette génération est celle d’un art d’étude et de recherche. Il faut néanmoins préciser que certains de ces artistes libanais, après avoir été emportés dans le tourbillon de l’art occidental et avoir goûté l’amertume du désarroi et du déracinement, ont pu finalement surmonter cette épreuve. Un petit nombre d’autres sont restés à peu prés en dehors de ce bouleversement grâce à leur solide formation classique de base, acquise dans les ateliers de leurs aînés des deuxième et troisième générations et à l’Académie libanaise des Beaux-arts. Ce caractère d’étude et de recherche pris par l’art de cette époque a grandement aidé tout un groupe de ces artistes à redécouvrir leur identité, à étoffer leur art et à produire des œuvres qui s’imposent ici et à l’étranger.

En fait, le calme fois revenu dans les foyers de l’art occidental, l’artiste libanais, ayant enfin recouvré son identité, commence à produire des œuvres pleinement enracinés dans son terroir, c’est-à-dire qui possèdent ces trois caractéristiques : une technique vigoureuse, une inspiration puisée dans le milieu et le patrimoine culturels et l’expression de la personnalité(11).

Le tournant capital qui a abouti à cette transformation salvatrice a été amorcé par l’Occident lui-même, mais en prenant comme point de départ l’Orient. Le nouvel art occidental, qui avec les deux guerres mondiales avait abouti à une impasse et cherchait à se renouveler, s’est vu acculé au choix suivant : ou bien le retour aux sources, mais ceci n’est pas nouveau ni original, ou alors la découverte de mondes nouveaux par-delà les frontières de l’Occident. Or, il s’est trouvé que l’Occident a découvert la lumière de l’Orient, le ciel et la terre de l’Orient et les arts orientaux, surtout l’arabesque et la calligraphie arabe. Les Allemands, qui dans le passé ont joué un rôle prépondérant dans l’orientalisme, spécialement dans la découvert du patrimoine culturel et de l’histoire des Arabes, ont joué ce même rôle sur le plan de l’art.

Le grand nom dans ce domaine de l’orientalisme artistique est celui de Paul Klee qui a cherché à délivrer son message en exploitant à fond les possibilités de l’écriture arabe.
L’Allemand Paul Franck, lui aussi, a vu dans le caractère arabe isolé sa merveilleuse forme décorative. Il lui a conféré une valeur esthétique indépendante du mot qui véhicule le sens. C’est ainsi qu’il a structuré son art abstrait.

Avec la découverte faite par l’orientalisme allemand, s’amorce un mouvement de retour aux sources. Au début ce mouvement suivait purement et simplement la ligne abstraite de l’art «orientaliste» de l’Occident.

Cependant l’étincelle n’allait pas tarder à se produire. Amine Elbacha par exemple s’engage résolument dans une voie nouvelle. La couleur n’est plus, chez lui comme chez Klee, celle d’un rêve oriental ou de la fuite hors du temps et de l’action, mais une couleur en quête d’une densité qui lie l’oriental à la terre et au temps.

Wajih Nahlé, de même, évite l’emploi de la lettre isolée comme motif ornemental abstrait. Il part, du mot arabe porteur de sens. Mais il y a plus. Avec Saïd Akl, par exemple, c’est le caractère latin qui sert de support à toute une construction plastique dans le style de la grande création picturale.

La liste serait longue de ces peintres et sculpteurs libanais qui, tels les frères Basbous, Jean Khalifé, Chafic Abboud, Paul Guiragossian(12), Aref Rayess, ont contribué et contribuent encore à faire progresser l’art au Liban, dans la voie de la création originale et de l’authentique renouveau. Les spécimens de leurs œuvres que l’on trouvera dans cet ouvrage sont, croyons-nous, assez significatifs pour les situer chacun à sa place, dans le vaste mouvement d’ensemble. Qu’il nous suffise de signaler que, parmi les artistes de cette génération, les uns comme Nazem Irani en sculpture et Wahib Btedini en peinture ont suivi les traces des pionniers de l’art national et les autres comme Halim El-Hage sont restés dans le cadre du classicisme académique(13).

Et c’est l’apparition de la cinquième génération. Son séjour en Occident a coïncidé avec l’apaisement de la tempête et le retour de l’art occidental à quelques-unes au moins de ses bases traditionnelles. Son art évolue dans le cadre de l’art formel avec, au point de départ, une solide connaissance des principes du dessin. On peut même dire que chaque artiste de cette génération a su, dès ses premiers pas, dans quelle voie il s’engageait. Ainsi Hussein Madi qui, dans sa peinture, s’inspire des hiéroglyphes et, dans sa sculpture, de l’art mésopotamien ; Ibrahim Marzouk qui a une prédilection marquée pour les ruelles, les maisons et les traditions du vieux Beyrouth ; Moussa Tiba qui met à nu le jeu sacré de la fécondité et de la mort.
Un tournant important a donc été pris. Les artistes de la nouvelle génération ne se contentent plus de recevoir. Désormais ils «donnent». Et leur «don» se concrétise dans des œuvres d’avant-garde qui, grâce à leur saveur originale, ont pu pénétrer dans le domaine jusque-là réservé de l’art occidental.

Parallèlement, la capitale Libanaise est devenue le grand foyer artistique de l’Orient arabe et un centre privilégié d’expositions de classe internationale.

Sur le plan national, mentionnons les expositions que le ministère de l’Éducation et des Beaux-arts organise périodiquement depuis 1953. C’est avant tout ces expositions qui ont donné l’impulsion décisive au renouveau artistique dans le pays. Signalons aussi la fondation en 1965 de l’Institut des Beaux-Arts rattaché à l’Université Libanaise.

Un autre point enfin mérite considération. Le «complexe» vis-à-vis de l’étranger, qui affectait le public habituel des expositions et le poussait à n’acheter que des toiles étrangères, a disparu dès l’instant où l’Occident s’est tourné vers le patrimoine culturel de l’Orient et que s’est affirmée la qualité des œuvres créées par les artistes Libanais. Du coup s’est produit chez le public un changement notable dans sa façon de regarder l’art oriental et les artistes orientaux.
Le changement s’est encore accentué lorsque artistes Libanais ont reçu la consécration de leur talent par leur entrée dans les encyclopédies occidentales de l’art.

Et maintenant… laissons ces œuvres raconter elles-mêmes leurs secrets cheminements et situer l’effort créateur des artistes Libanais dans l’histoire de l’art contemporain.

L’art contemporain au Liban, Edouard Lahoud, Dar El Machreq Editeurs, Beyrouth

(8)- Les members principaux de ce comité étaint : Alfred Soursock, Marius Hanem Ughlou, Omar Daouk, Camille Eddé, Albert Bassoul, Ali Joumblatt, Henri Pharaon, Georges Vayssié, Hassan Makhzoufi, Assad Younès, Georges Corm, Jean Debs, le Dr Fouad Ghosn, le Dr Wafik Beydoun, Aref Beyhum et le secrétaire général, Jacques Tabet, qui a le bonne marche de ce comité.
(9)- Après cette génération viennent: Maroun Tomb, né à Chiah en 1912. Études dans les écoles italiennes des Beaux-Arts à Haïfa. Khalil Zgheib, né en 1911 à Dbayyé, artiste instinctif connu surtout dans les années 50. Durant cette même période signalons deux artistes qui se sont consacrés à peindre des sujets religieux, Ibrahim Jabbour et le romancier Youssef Younès.
(10)- Nicolas Nammar (Chebaniyyé, 1925) lui qui, en 1944, s’inscrivit à l’Académie Libanaise des Beaux-Arts, se spécialisa à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris (1949-1953) et obtint en 1959 le prix du président de la République, a délaissé presque complètement toute activité artistique ; sa production pourtant est d’une grande classe.
(11)- Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait plus d’artistes qui continuent à imiter les genres de l’art occidental, à sauter d’un genre à un autre et à rechercher encore leur identité!
(12)- Avec Guiragossian nous devons également mentionner les artistes Libanais arméniens suivants : Georges Guv, Assadour Bezdikian et Krikor Norikian.
(13)- Parmi ceux-ci signalons Samih Attar (Tripoli, 1921). Il étudie la sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Rome. Il sculpte surtout les statues d’hommes de lettres et de personnalités politiques (Khalil Mutran, Cheikh Béchara el-Khoury).

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